1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. INVITÉ RTL - Colère des soignants : "L'hôpital public se désintègre", alerte un cardiologue
1 min de lecture

INVITÉ RTL - Colère des soignants : "L'hôpital public se désintègre", alerte un cardiologue

Alors que des manifestations de soignants en colère contre leurs conditions de travail sont prévues partout en France ce samedi 4 décembre, Olivier Milleron, cardiologue et membre du Collectif inter-hôpitaux, réclame des actes urgents pour l'hôpital.

Un couloir d'hôpital (photo d'illustration)
Un couloir d'hôpital (photo d'illustration)
Crédit : Thibaut Durand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
INVITÉ RTL - Colère des soignants : "L'hôpital public se désintègre", alerte un cardiologue
06:52
INVITÉ RTL - Colère des soignants : "L'hôpital public se désintègre", alerte un cardiologue
06:52
Carpentier-795x530
Stéphane Carpentier - édité par Romain Giraud

La colère monte depuis un moment et pousse le monde de la santé, en pleine 5e vague de coronavirus, à descendre dans les rues pour défendre leurs conditions de travail. Alors que des manifestations sont prévues un peu partout en France ce samedi 4 décembre, Olivier Milleron, médecin spécialisé en cardiologie et maladies vasculaires à l'Hôpital Bichat à Paris et membre du Collectif inter-hôpitaux alerte sur un hôpital public qui "se désintègre".  

"La situation est très grave, cela fait plusieurs années que les personnels sont mobilisés avec notamment la démission des chefs de services, avant le covid", constate le médecin, qui déplore "des promesses non tenues" après la première vague et "une situation revenue à la normale avec des conditions tellement difficiles que les soignants ne protestent plus, mais s'en vont". 

Dénonçant une "trahison" après les "applaudissements au bord des fenêtres" en mars 2020 ainsi que le "discours d'Emmanuel Macron", Olivier Milleron réclame des actes urgents pour les hôpitaux au plus vite : "On est en train de diminuer l'offre de soin à la population", regrette-t-il, ajoutant que, dans son service, "30% des lits ont été fermés parce qu'on n'a plus d'infirmières", et que "50% des lits sont fermés dans les urgences neuro-vasculaires à Paris". "Cela veut dire qu'en cas d'AVC à Paris, le SAMU va tourner pour vous trouver une place et vos chances de séquelles seront augmentées", a-t-il d'ailleurs expliqué.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/