2 min de lecture Égalité hommes-femmes

Index égalité professionnelle femmes-hommes : que risquent les entreprises mauvaises élèves ?

Les entreprises qui obtiennent un score plus bas que 75/100 s'exposent à des pénalités financières, a indiqué la ministre du Travail Élisabeth Borne sur RTL.

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Index de légalité professionnelle femmes/hommes : les bons et les mauvais élèves Crédit Image : rawpixel / Unsplash | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Marie Zafimehy
Journaliste

C'est le 8 mars : à cette occasion, Élisabeth Borne a présenté sur RTL les résultats de l'index égalité professionnelle femmes-hommes. Depuis 2019, toutes les entreprises de plus de 250 salariés doivent le publier au mois de mars - tous les chiffres sont disponibles sur le site du ministère du Travail - et cette année, la note moyenne est modestement passée de 84 à 85/100.

Pour calculer leur score, les entreprises doivent évaluer plusieurs critères : l'écart de rémunération femmes-hommes (40 points), l'écart dans les augmentations annuelles (20 points), l'écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et enfin la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l'entreprise (10 points). 

Certaines entreprises ont d'ores-et-déjà été mises en demeure et sanctionnées pour ne pas avoir publié cet indicateur. Mais qu'en est-il de celles qui se sont pliées à la règle, sans atteindre la note minimale nécessaire de 75/100 ?

Des sanctions financières

"Si les entreprises ont moins de 75, elles doivent avoir des actions correctrices, a précisé Élisabeth Borne. Et au bout de trois ans, si cela ne va toujours pas, elles s'exposent à une sanction financière qui peut aller jusqu'à 1% de la masse salariale." Un chiffre qui peut s'élever à hauteur de "1 million d'euros" voire plus, selon la ministre.

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"On a des grandes entreprises qui sont à moins de 75 pour la troisième fois", a déploré Élisabeth Borne. C'est le cas par exemple de Mr. Bricolage, de Havas Voyage et Foncia. Pour autant, elles ne seront pas pénalisées cette année. "Les sanctions ne sont pas encore tombées parce qu'on n'est pas encore dans la troisième année", précise la ministre. "Elles ont encore quelques mois pour progresser", ajoute-t-elle, avant de pouvoir être sanctionnées l'an prochain si rien n'est fait.

Élisabeth Borne insiste aussi sur l'importance de cet index pour l'image de l'entreprise. "Si la note de l'entreprise montre qu'elle ne respecte pas du tout l'égalité entre les femmes et les hommes, peut-être que ça fait réfléchir et du coup on attire moins de talents", estime-t-elle. Dans cette perspective, chacun et chacune peut aujourd'hui consulter les résultats de l'index sur le site du ministère et se faire sa propre idée de son potentiel futur employeur en matière d'égalité des genres.

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