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Hépatite C : quand un générique 30 fois moins cher est interdit par les autorités

Le laboratoire algérien Beker a mis au point un médicament générique, mais la réglementation interdit la commercialisation en France de ce traitement..

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Hépatite C : quand un générique 30 fois moins cher est interdit par les autorités Crédit Image : AFP | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

C'est un voyage discret, une visite éclair de 24 heures à Paris mais qui a suffi à susciter le débat et que nous raconte le Parisien ce matin. Il y a quelques jours, le patron d'un laboratoire pharmaceutique algérien est venu présenter à une poignée de journalistes français son tout nouveau médicament. Il vient de réussir a mettre au point un traitement générique contre l'hépatite C. Une petite révolution : à l'heure actuelle en France, le traitement contre l'hépatite C c'est le fameux Sovaldi, le médicament d'un laboratoire américain, facturé 41.000 euros la cure. Le labo algérien, lui, vend son traitement, 3.000 euros, 30 fois moins cher !

Banco ? Non car la réglementation interdit la commercialisation en France de ce traitement algérien en raison des brevets déposés par le labo américain dans l'hexagone, les autorités sanitaires françaises ont donc dit niet. Le labo algérien veut inciter les malades à venir chercher les médicaments de l'autre côté de la Méditerranée. Ça deviendrait de l'importation illégale de drogue et le labo un dealer. On en est là. Le laboratoire algérien a baptisé sa pilule Sofos, en grec ça veut dire sage. Et en latin on dit dura lex, sed lex, la loi est dure mais c'est la loi.

Le désarroi des maires face au fléau du trafic de drogue

Autre trafic en une du Figaro cette fois : "Le désarroi des maires face au fléau du trafic de drogue", titre le journal. En 2015, les saisies de cannabis ont augmenté de 65%. Une explosion qui gangrène certaines villes où les élus sont désarmés tel un David démuni face à un Goliath indestructible. Illustration à Saint-Ouen, où deux journalistes ont enquêté pendant deux mois avant de publier un livre. Elles y décrivent une ville émaillée de points de deal, sous les fenêtres d'une école, dans un square et même sous les fenêtres du tribunal de police. Quand un policier arrive, des guetteurs crient "Artena" et les dealers prennent la poudre d'escampette.

Pas de flagrance, les policiers arrêtent les guetteurs qui sont ensuite jugés pour émission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage. Le jeu du chat et de la souris reprend ensuite de plus belle. Les dealers se sentent tellement chez eux qu'ils se lancent dans le marketing. Pour attirer les clients, il y en a même un qui proposait un selfie non pas avec un chat ou avec une souris, mais avec un bébé tigre. "Et nous on doit expliquer à nos enfants ce que font les dealers, pourquoi les policiers débarquent comme des cow-boys, témoigne une maman, Nous sommes chez eux". On lit ce dossier du Figaro et on se dit qu'il y a des colères et des ras le bol  qu'il faut entendre et auxquelles il faudra absolument répondre, sinon...

La bataille pour l'abattage au pré

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Il faut lire absolument dans Society le portrait de cet éleveur suisse qui a mené une longue bataille judiciaire et   qui est le seul dans son pays à avoir le droit de pratiquer l'abattage au pré. Nils a une technique bien particulière : une fois par mois, il réunit son troupeau de bœufs dans un enclos et, armé de son fusil de chasse, il tuera la bête qui l'aura regardé le plus longtemps dans les yeux.

"Au moment du tir, la bête n'est pas angoissée, elle ne se rend compte de rien. La viande est plus tendre, et moi je sais que ma bête n'a pas subi le transport vers l'abattoir, puis d'éventuelles maltraitance avant de mourir", explique Nils. La méthode est interdite en France, mais beaucoup d'éleveurs, exaspérés par les scandales, dans les abattoirs la pratiquent quand même. Ils s'exposent à 6 ans de prison.

Le lobby de la viande s’invite à la cantine des écoles

Histoire de viande aussi ce matin dans Libération qui nous parle de la campagne lancée dans les cantines scolaires par Interbev, l'association interprofessionnelle du bétail et des viandes, qui veut sensibiliser les enfants et leurs parents à la consommation et à la qualité de la viande française de bœuf et de veau. Interbev prétend fournir une animation pédagogique avec.

À la clef un livret d'information pour les parents, et même des tatoos pour les enfants qui peuvent se faire écrire sur la peau "parce que je le veau bien" ou avec "le bœuf c'est la teuf". Une animation qui n'est du goût de tous, Deux pétitions en ligne ont été lancées par des écolos et des végétariens pour dénoncer ce lobby de la viande qui voudrait présenter aux enfants des élevages heureux et des animaux contents de donner leur vie.

Quand Springsteen se fait secourir par un biker

Cela dit en matière de pub pour la viande, le meilleur publicitaire, c'est Donald TrumpLe parisien.fr ressort opportunément toutes les pubs que le président américain élu a faites et notamment les steacks Trump. Mais aussi des pubs pour des pizzas, des biscuits, des menus McDo. Trump en dealer du rêve américain. Cela dit, si vous voulez du rêve américain, c'est plutôt le Huffington post qu'il faut aller lire avec ce qui est arrivé à un motard du New Jersey sur une petite route dimanche.

Imaginez le biker qui roule et soudain il voit sur le bas côté un autre biker avec sa bécane en panne. Solidarité entre motards, Dan s'arrête pour filer un coup de main, et là, qui est le motard en panne ? Bruce Springsteen. La bécane veut pas redémarrer, alors en attendant la dépanneuse, Springsteen est monté à l'arrière de la moto de Dan et ils sont allés manger un morceau dans un resto juste a côté. L'histoire ne dit pas s'ils ont partagé une cote de bœuf, mais on est a peu près sûr que c'était pas un steak Trump !

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