2 min de lecture Économie

Grève : la chambre de commerce de Paris réclame plus d'aides pour les commerçants

La Chambre de commerce de Paris a réclamé des "mesures plus rigoureuses" pour les commerçants de la capitale. Depuis le début de la grève des transports, certains commerces enregistrent jusqu'à 60% de pertes d'activité.

Terrasse parisienne
Terrasse parisienne Crédit : Zakaria ABDELKAFI / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

"Des mesures plus rigoureuses" pour aider les commerçants : c'est la demande formulée, vendredi 20 décembre, par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Paris Ile-de-France, tout en saluant les aides déjà octroyées. 

"L'attractivité de la capitale connaît aujourd'hui de sérieuses difficultés et l'imminence des fêtes de fin d'année intensifie le désarroi des professionnels, dont de nombreux commerces indépendants qui jouent leur survie", affirme la CCI dans un communiqué publié au 16ème jour du mouvement social contre la réforme des retraites.

Ces aides, parfois indirectes comme l'exonération des droits de terrasse et d'étalage, représentent un montant de 2,5 millions d'euros. "Dans ce moment très difficile pour nos commerçants, l'exonération des droits de terrasse et d'étalage pour le mois de décembre" annoncé jeudi par la maire de Paris, "est une bonne nouvelle", reconnaît Didier Kling, président de la CCI Paris Ile-de-France.

"L'effet domino" des grèves dans les transports "pénalise l'ensemble de l'écosystème francilien : commerce, filière touristique, congrès et salons", d'après la CCI parisienne, dont le président demande "des mesures de soutien financier, des moratoires sur les dettes sociales et fiscales, un allègement transitoire de la TVA et pour les commerces les plus touchés, des indemnisations".

Des chutes d'activité jusqu'à 60%

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En début de semaine, les représentants des commerçants et des hôteliers-restaurateurs, enregistraient des chutes d'activité allant de 25% à 60%. "Sans un véritable plan d'urgence mis en oeuvre par l'État face aux risques économiques de ces mouvements sociaux, la situation deviendra critique pour toute l'activité de l'Ile-de-France", affirme M. Kling à l'AFP. 

La maire de Paris Anne Hidalgo a de son côté déjà réclamé mardi "des indemnisations" pour les commerçants de la capitale. Dès le 11 décembre, des mesures d'aides ont été réactivées par le gouvernement. Celles-ci avaient été appliquées lors du mouvement des gilets jaunes pour répondre notamment aux préoccupations du secteur du tourisme.

Ainsi les entreprises de l'hôtellerie-restauration pourront bénéficier d'un étalement de paiement de leurs charges fiscales et sociales, de mesures de chômage partiel et éventuellement d'autorisations d'ouverture le dimanche.

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