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Grève à l'hôpital Lariboisière : "On ne sait plus comment crier notre alerte", dit une infirmière

DOCUMENT RTL - Alors que le mouvement de grève aux urgences perdure depuis plusieurs semaines, l'équipe de nuit des urgences de Lariboisière, à Paris, s'est mise en arrêt maladie lundi 3 juin. "Tout le monde est au bout du rouleau", assure une infirmière.

L'hôpital Lariboisière à Paris (illustration)
L'hôpital Lariboisière à Paris (illustration)
Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
Grève à l'hôpital Lariboisière : "On ne sait plus comment crier notre alerte", dit une infirmière
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Jacques Serais & Claire Gaveau

Un geste spectaculaire, mais surtout un véritable cri d'alarme. L'équipe de nuit des urgences de l'hôpital Lariboisière à Paris, composée de onze infirmiers et trois aide-soignants, s'est mise en arrêt maladie et ne s'est pas présentée dans la nuit de lundi à mardi. Une modalité d'action qualifiée de "dévoiement" par la ministre de la Santé Agnès Buzyn

Contactée par RTL, Suzanne*, une infirmière gréviste, dresse un constat quelque peu différent. "Je suis en arrêt maladie car je suis en burn-out, et en plus de ça, j'ai mal au dos à force de pousser des brancards qui sont cassés. La prise de conscience a été collective, ce n'était pas coordonné", assure-t-elle.

Selon elle, "tout le monde est au bout du rouleau". Et de poursuivre : "On ne sait plus comment crier notre alerte. Le ministère fait comme si de rien n'était". 

On dit stop à ces abnégations-là, on n'est plus des bonnes sœurs

Suzanne, infirmière à Lariboisière

Et Suzanne va encore plus loin alors qu'elle espère une prise de conscience dans la population. "On veut vraiment que les gens comprennent que, dorénavant, c'est une mise en danger des patients. On ne peut plus tenir le rythme tel qu'il est aujourd'hui", déplore-t-elle, assurant être à l'arrêt pour "la première fois dans toute sa carrière". 

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Si les médecins, infirmiers et aide-soignants ont l'habitude de "se blinder de médicaments" pour aller travailler, Suzanne veut dorénavant mettre un terme à ces pratiques. "On dit stop à ces abnégations-là, on n'est plus des bonnes sœurs. Moi, j'ai une vie et, si je suis malade, il doit y avoir quelqu'un pour me remplacer. À force de jouer sur le sous-effectif, il n'y a plus personne pour remplacer personne". 

* Le prénom a été modifié

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