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"Flygskam" : "Ce mouvement nous inquiète", confie l'ex-patron d'Air France

INVITÉ RTL - Alexandre de Juniac, qui s'inquiète de ce mouvement visant à ne plus prendre l'avion par soucis écologique, explique que le secteur aérien a pris plusieurs engagements pour réduire sa consommation de CO2.

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"Flygskam" : "Ce mouvement nous inquiète", confie l'ex-patron d'Air France Crédit Image : Andrew Caballero-Reynolds / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Yves Calvi édité par Eléanor Douet

Le "flygskam", littéralement "la honte de prendre l'avion". Derrière ce terme, né en 2018 en Suède se cache un mouvement citoyen inédit. Certains voyageurs, soucieux de protéger l'environnement décident de boycotter le transport aérien, pour limiter leur empreinte carbone.

"Ce mouvement nous inquiète car il est fondé sur une complète méconnaissance de ce que l'industrie aéronautique et les compagnies aériennes font pour limiter leur empreinte carbone. Ce qu'on fait depuis plus de dix ans", souligne sur RTL Alexandre de Juniac, l'ancien patron d'Air France, aujourd'hui directeur général de l'Association international du transport aérien.

Et de rappeler les "engagements mondiaux" pris par le secteur aérien en ce sens : réduction des émissions de carbone par passager jusqu'en 2020, croissance neutre en carbone à partir de 2020, puis division des émissions de CO2 par deux comparé au niveau de 2005 dès 2050. "On est la seule industrie au monde à avoir pris des engagements de la sorte", martèle Alexandre de Juniac, qui ajoute que ces mesures permettront de réduire les émissions de CO2 malgré la hausse du trafic aérien.

Une des manières de réduire notre empreinte carbone, c'est d'utiliser des bio-carburants

Alexandre de Juniac, directeur général de l'Association international du transport aérien
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Au-delà de ces mesures, l'industrie compte sur les évolutions technologiques avec notamment des avions qui consomment moins de kérosène. "Une des manières de réduire notre empreinte carbone, c'est d'utiliser des bio-carburants", ajoute Alexandre de Juniac.

"Pour cela, il faut que les États se mobilisent soit pour en diminuer le coût, soit pour en améliorer la distribution ; tout simplement pour que l'on puisse en trouver sur les aéroports", explique-t-il. Des bio-carburants créés à partir de carbone déjà émis et non pas de carbone fossile. "Ça peut être le recyclage des huiles usagées par exemple", précise Alexandre de Juniac. 

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INVITÉ RTL - Alexandre de Juniac, qui s'inquiète de ce mouvement visant à ne plus prendre l'avion par soucis écologique, explique que le secteur aérien a pris plusieurs engagements pour réduire sa consommation de CO2.
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2019-05-22 10:46:00
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