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Fin de vie : "le cas de Vincent Lambert est réglé par la loi" explique Alain Claeys

REPLAY - Le co-rapporteur de la loi sur la fin de vie veut "donner deux droits nouveaux aux patients" grâce à la nouvelle proposition.

Vincent Parizot et Christelle Rebiere
Vincent Parizot et Christelle Rebiere
Crédit : Elodie Grégoire
Fin de vie : "le cas de Vincent Lambert est réglé par la loi" explique Alain Claeys
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Vincent Parizot & Christelle Rebière

Comment gérer la toute fin de vie? Clivant, forcément poignant et toujours vif, le débat revient devant la justice ce lundi avec le procès en appel à Angers de l'ex-urgentiste Nicolas Bonnemaison, pour sept cas "d'empoisonnement" de patients âgés, incurables et en phase terminale. L'affaire pose un problème complexe à régler : "En tant que citoyen, on est confrontés à la sollicitude du médecin, à l'absence de collégialité, et à l'appréciation de l'obstination déraisonnable" témoigne le co-rapporteur de la nouvelle proposition de loi sur la fin de vie.

Pour Alain Claeys, "la loi Leonetti" avait parfaitement défini "l'obstination déraisonnable". "Cette notion est rentrée dans les pratiques médicales" constate t-il. Il y a quelques jours, l'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture une proposition de loi instaurant un "droit à la sédation profonde et continue", un endormissement jusqu'au décès pour les malades incurables et au pronostic vital engagé à court terme.

L'avancée de cette nouvelle proposition de loi est de donner deux droits nouveaux aux patients

Alain Claeys

"Là, nous allons plus loin" explique le député PS de la Vienne, qui précise que "l'avancée de cette nouvelle proposition de loi est de donner deux droits nouveaux aux patients". En premier lieu, les directives anticipées seront désormais "contraignantes", soit rédigées, soit portées par une personne de confiance. En second lieu, la possibilité d'une sédation continue "à la demande du patient" quand le pronostic vital est engagé. "Ce sont deux droits importants" poursuit Alain Claeys, qui explique que "cette proposition de loi règle le cas de Vincent Lambert". Sur ce cas sensible objet de multiples controverses, le député détaille : "À partir du moment où il y a eu une expertise médicale (...), le conseil d'État considère que l'arrêt des traitements, dans le cas précis, était justifié". "Le cas de Vincent Lambert est réglé par la loi" conclut t-il.

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