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Essai thérapeutique à Rennes : "Aucune étude de médicament n'est faite de manière sauvage", assure un médecin

REPLAY / INVITÉ RTL - Le professeur Christian Funck-Brentano, médecin à la Pitié-Salpêtrière à Paris, explique que le risque zéro n'existe pas malgré les précautions.

Un soignant dans un hôpital (illustration)
Un soignant dans un hôpital (illustration)
Crédit : FREDERICK FLORIN / AFP
Essai thérapeutique à Rennes : "Aucune étude de médicament n'est faite de manière sauvage", assure le professeur Christian Funck Brentano
04:10
Philippe Robuchon & Ludovic Galtier

90 personnes se sont vues administrer une molécule qui a causé la mort cérébrale d'un Français. Au total, six personnes volontaires sont actuellement hospitalisées. Le professeur Christian Funck-Brentano, responsable du centre d'investigation clinique de l'Inserm à la Pitié-Salpêtrière à Paris, l'assure au micro de RTL : il n'avait jamais vu ça auparavant en France. "Il y a une dizaine d'années, un accident majeur sur une étude de phase 1 s'est produit en Angleterre. Il a été la source de modifications et d'augmentation des contraintes de sécurité de la pratique de ces études."

En France, le développement des molécules est encadré par l'Agence nationale du médicament. Les phases dites 1, 2 et 3 précèdent la demande d'autorisation de mise sur le marché de la molécule"La phase 1 se réalise sur des sujets volontaires présumés sains. On ne fait plus depuis des années des études sans demander aux gens l'autorisation d'y participer. (...) Avant d'administrer des molécules à des humains, une série de tests est exigée. Au cours de ces tests, beaucoup de molécules sont abandonnées."

800 études de médicaments ont été réalisées en 2014

Selon l'Agence nationale du médicament, 1.500 études (essais et autorisations d'essais) ont été réalisées en 2014, dont 800 études de médicaments. "Toutes ne sont pas des phases 1. Elles sont surtout des phases 3, que l'on appelle des essais thérapeutiques", indique Christian Funck-Brentano.

La molécule en question, testée pour le compte d'un laboratoire pharmaceutique portugais, devait être administrée à 128 personnes. Un chiffre important qui ne pose pas problème, cependant. "Dans les phases thérapeutiques, il s'agit souvent de plusieurs milliers de malades qui participent à ces études. Tout ça fait l'objet d'une réglementation européenne extrêmement stricte. Aucune étude de médicament n'est faite de manière sauvage. Malgré l'immensité des précautions qui sont prises, on ne peut pas se trouver dans une situation de risque zéro. Des accidents gravissimes peuvent encore survenir", conclut le médecin.

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