3 min de lecture Études supérieures

Enseignement : par quoi la plateforme APB va-t-elle être remplacée?

La ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé jeudi 28 septembre la fin d'Admission post-bac, qui a laissé plus de 3.000 bacheliers sans affectation.

Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur.
Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur. Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Océane Blanchard
Océane Blanchard

C'est officiel, la fin d'Admission post-bac (APB) a sonné. La plateforme de répartition universitaire pour les jeunes diplômés du baccalauréat a connu de nombreux ratés cette année, laissant au total 3.729 personnes sans affectation. 

Manque de place, tirages au sort, algorithme obscur... APB a multiplié les polémiques, et a été définitivement abandonné par le Ministère de l'Enseignement supérieur. "L'échec d'APB, ce n'est pas un échec technique, mais un échec politique. cet outil doit être repensé, renommé d'ici la rentrée 2018" a déclaré la ministre Frédérique Vidal sur son compte Twitter.  

Utilisé nationalement à partir de 2009, APB a permis d'éviter les files d'attente pour les inscriptions à l'université et le "premier arrivé premier servi". Mais cette année, la brutale hausse du nombre de demandeurs, avec 40.000 primo-arrivants de plus et 100.000 étudiants en ré-orientation, le système a montré ses limites. Après une mise en demeure de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), le gouvernement a donc décidé de réfléchir à une nouvelle plateforme.

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Un comité d'éthique qui encadrera le futur système

Si le fonctionnement du futur remplaçant d'APB n'est pas encore précisément acté, des groupes de travail sont actuellement en train de réfléchir aux modalités possibles."Tout ce qui va concerner l'information, l'orientation, la préparation à la rentrée universitaire commencera dès la rentrée des vacances de la Toussaint" a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur, qui doit examiner plusieurs projets le 19 octobre.

Certains éléments sont pourtant déjà annoncés, comme la création d'un comité d'éthique, composés de "scientifiques de haut niveau [...] qui veilleront à ce que les règles de fonctionnement de la plateforme soient parfaitement transparentes" selon le ministère. Le système de répartition, qui sera encore numérique, ne s'appellera plus APB et sera piloté spécialement par un service national dédié. 

Moins de choix de formations à faire

"Tout ne sera pas fait à la rentrée 2018, l'objectif prioritaire reste l'arrêt du tirage au sort", a déclaré la ministre lors de la conférence de presse jeudi 28 septembre. Elle a également mis l'accent sur la volonté de lutter contre "la sélection par l'échec", référence au 60 % d'étudiants en licence générale qui redoublent, changent d'orientation ou abandonnent dès la première année

La nouvelle plateforme devrait elle aussi permettre aux bacheliers d'effectuer des choix d'orientation, mais le nombre sera vraisemblablement réduit : jusqu'ici ils pouvaient aller jusqu’à 24 sélections. "Avec ce système les bacheliers émettaient des choix très redondants ou remplissaient certains vœux au hasard" a expliqué à 20 Minutes Jimmy Losfeld, le président de l'organisation étudiante Fage.

Des prérequis pour accéder aux cursus

Le futur système prendra en compte les "prérequis" qui seront demandés aux étudiants à l’entrée de chaque formation : ils pourront alors être sélectionnés en fonction de leur formation précédente. "Nous ferons connaître les attendus à acquérir pour une insertion réussie dans une formation" a ainsi précisé la ministre de l'Enseignement supérieur. Des "mises à niveaux" d'été sont aussi envisagées par le gouvernement. 

Mais les prérequis sont loin de convaincre, notamment chez les syndicats étudiants. Beaucoup alertent sur un cadre encore flou, tout en estimant que la seule condition pour pouvoir accéder à l'Université devrait être l'obtention du bac

Dernier point qui reste incertain concernant la nouvelle plateforme, le calendrier. Jusqu'ici, les terminales s'inscrivaient sur la plateforme en Janvier et disposait de trois mois pour faire leur choix, avant les premiers résultats. Mais la procédure pour changer les conditions d'accès pourraient allonger ce délai.

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La ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé jeudi 28 septembre la fin d'Admission post-bac, qui a laissé plus de 3.000 bacheliers sans affectation.
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2017-09-30 10:10:00
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