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Éducation nationale : 30 radiations en 2016 pour pédophilie et pédopornographie

En 2015, 27 individus avaient été radiés. Le ministère de l'Éducation nationale emploie quelque 850.000 agents travaillant au contact de mineurs.

Une cour d'école (illustration)
Une cour d'école (illustration)
Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Ambre Deharo & AFP

En 2016, le ministère de l'Éducation nationale a radié 30 individus liés à des cas de pédophilie ou de pédopornographie. Au total, en incluant les "fautes graves", quelque 41 radiations ont été prononcées en 2016, enseignement public et privé confondus, dont 16 en primaire et 25 dans le secondaire. Un porte-parole du ministère a précisé que le bilan livré incluait "quelques cas d'enseignants radicalisés révoqués", sans pour autant donner davantage de détails.

Selon les déclarations de l'institution le 23 février, 27 cas avaient fait l'objet de radiation pour des affaires de moeurs en 2015, sur quelque 850.000 agents employés et exerçant auprès de mineurs. Ce nombre était de 19 en 2014, 26 en 2013 et 15 en 2012. En mars 2015, l'Éducation nationale avait été secouée par l'affaire de Villefontaine, en bordure de Lyon, où le directeur d'une école maternelle avait été mis en examen pour des viols sur de très jeunes élèves. Il avait été radié quelques jours seulement après sa mise en examen, et s'était suicidé en avril 2016, alors qu'il était en prison. Cette affaire avait choqué notamment en raison du passé du directeur d'établissement. En 2008, l'homme avait déjà été condamné pour recel d'images pornographiques, mais il n'avait pas été interdit d'exercer, le ministère de l'Éducation nationale n'ayant pas été informé des faits. 

Les efforts de lutte de la part du gouvernement

Après le scandale de mars 2015, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, et Christiane Taubira, à l'époque Garde des Sceaux ont décidé de la mise en place de référents au sein des parquets et des rectorats afin de faciliter la transmission d'informations. Désormais, la législation oblige le procureur de la République à informer l'administration des condamnations mais aussi de certaines mesures de contrôle judiciaire prononcées à l'encontre des personnes exerçant une activité impliquant une relation avec des mineurs. Notamment donc, dans le cas d'infractions sexuelles.

D'autres mesures ont également été prises. Le casier judiciaire de chaque agent employé est désormais examiné afin de s'assurer qu'aucun enseignant condamné pour des faits de mœurs ou de violence ne puisse enseigner sans que le ministère en ait connaissance. Pour l'instant, quelque 363.745 casiers ont été vérifiés, dans 12 académies. Cela a permis de détecter dix condamnations "mettant en cause des faits de mœurs ou de violences concernant des mineurs, ou de mœurs sur majeurs", a rapporté le ministère. Sur ces 10 cas, deux ont été révoqués, et deux exclusions temporaires de fonction ont été décidées pour une durée maximale de deux ans. Les six autres agents ont été suspendus, une procédure disciplinaire est toujours en cours. La vérification de la totalité des casiers devrait durer jusqu'à décembre 2017.

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