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ÉDITO - Bourse de Londres : François Lenglet revient sur la baisse d'influence de la City

Selon les calculs de l'agence Bloomberg, la valeur des sociétés cotées à Paris aurait dépassé celle des entreprises cotées à Londres.

Les Bourses mondiales (illustration)
Les Bourses mondiales (illustration)
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
LENGLET-CO - Bourse de Londres : François Lenglet revient sur la baisse d'influence de la City
00:03:37
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François Lenglet

Sur le marché de la bourse, le match France-Angleterre est relancé, avec un avantage complètement inattendu pour l'Hexagone. La fameuse City, bourse de Londres, a été pendant un siècle ce que Wall Street est aujourd'hui à l'économie mondiale, c'est-à-dire le cœur de la finance mondiale. La finance et la bourse sont une spécialité britannique, avec une expertise reconnue sur la planète entière. 

Mais selon Bloomberg, la valeur des sociétés cotées à Londres serait inférieure à celle des entreprises cotées à Paris. Le Palais Brongniart vaut en effet 2.823 milliards de dollars, c’est à peu près le même montant en euros, tandis que la City vaut 2.821 milliards. Ce dépassement est significatif quand on prend un peu de recul. En 2016, les Anglais nous surpassaient de 1.500 milliards. Une grosse dégringolade. 

Cette victoire française s'explique d'abord par la glissade des Anglais. Ils sont victimes de la désaffection des investisseurs, qui a fait chuter la livre sterling. Il y a donc en partie un effet de change. Ils sont victimes également d’une crise économique plus profonde que la nôtre

Par exemple, le groupe de distribution Marks & Spencer a bu la tasse de 40%. D’autres entreprises comme la compagnie aérienne Ryanair ont quitté Londres, à cause du Brexit. Déjà l’année dernière, la bourse de Londres avait été dépassée par celle d’Amsterdam, non pas en valeur mais sur le montant des transactions. 

Le luxe en locomotive

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Au plan boursier, la France a mieux résisté grâce au poids important qu'occupe le secteur français du luxe. L'industrie a profité du réveil de la consommation chinoise, après le Covid, et de ventes très dynamiques aux États-Unis, en particulier dans les villes moyennes du pays. Les ventes se concentraient avant dans les grandes métropoles. 

LVMH est la plus grosse capitalisation boursière européenne, le groupe valait 355 milliards d'euros dans la soirée du lundi 14 novembre. Le luxe, c'est aussi Hermès (155 milliards), L'Oréal (185 milliards) et enfin Kering (65 milliards), propriétaire de Saint-Laurent et de Gucci. Ces quatre-là n’ont pas connu la crise. Le poids du luxe dans la bourse française est bien plus important que son poids dans l’économie française. 

Le Brexit, dans la façon dont il a été géré par Boris Jonhson puis par Liz Truss, a joué dans la dégringolade britannique. Scandales à répétition, inconséquences, errances, le commerce avec l’Europe a chuté. Et aucune véritable stratégie de substitution n’a été mise en place. Le nouveau premier ministre, Rishi Sunak, a un chantier considérable pour rétablir la confiance internationale. Il va commencer par plusieurs dizaines de milliards d’euros de hausse d’impôt.

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