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DOCUMENT RTL - Migrants : le récit d'un patron-pêcheur sur un nouveau sauvetage en mer

Ibrahim Doukanssi est venu en aide à une quarantaine de migrants samedi 23 octobre. "Nous aurions pu repêcher des cadavres", estime-t-il au micro de RTL.

Le sauvetage d'une quarantaine de migrants le 23 octobre.
Le sauvetage d'une quarantaine de migrants le 23 octobre.
Crédit : Préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord
Le journal RTL de 6h du 25 octobre 2021
08:16
Franck Antson - édité par Florine Boukhelifa

Au large de la Côte d'Opale, une quarantaine de migrants ont encore été secourus ce week-end. Leur embarcation, qui tentait de rallier la Grande-Bretagne, a chaviré samedi 23 octobre. Les naufragés, parmi lesquels des enfants, se trouvaient à l'eau quand les secours sont arrivés.

Un hélicoptère et trois bateaux ont été envoyés sur place, au large de Boulogne-sur-Mer, pour leur venir en aide. "Une fois sur zone, un cargo a mis une petite embarcation à l'eau et tous les migrants se sont mis autour", raconte Ibrahim Doukanssi, patron-pêcheur du chalutier "parti de rien", lui-même d'origine malienne et qui a participé à l'opération de sauvetage.

Certains de ces migrants "étaient vraiment à bout de force", poursuit-il, évoquant "des brûlures aux genoux par les hydrocarbures", certainement provoquées par une fuite de gazole dans l'embarcation. "Quand ils sont remontés, on leur a dit d'enlever leur gilet de sauvetage, leur pull et leur pantalon parce qu'ils étaient tout mouillé", continue-t-il. Face à certains cas d'hypothermie, "on leur a donné des couvertures, même jusqu'à nos maillots personnels, avant de tous les mettre à l’abri, au chaud", rapporte encore Ibrahim Doukanssi.

L'expérience a été intense pour le patron-pêcheur. Selon lui, à quelques minutes près, l'intervention aurait pu virer au drame. "Dans l'eau, ils avaient une espérance de vie de trente minutes à tout casser", estime-t-il avant de conclure "nous aurions pu repêcher des cadavres, plutôt que des personnes". 

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