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Coronavirus : tous les élèves reprendront-ils l'école d'ici la fin de l'année scolaire ?

Si le protocole sanitaire mis en place pour accueillir des élèves n'est pas assoupli, de nombreux élèves ne pourront pas reprendre l'école avant septembre.

Les écoles fermeront pour 4 semaines dès vendredi.

Crédit : GILE MICHEL/SIPA

Esther Serrajordia & AFP

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Tous les élèves français retourneront-ils dans leur établissement d'ici à la fin de l'année scolaire ? Rien n'est moins sûr, estiment les acteurs du secteur, surtout si le protocole sanitaire hyper strict qui régit leur fonctionnement n'est pas assoupli. 


Selon les derniers chiffres du ministère, 20% des élèves d'école primaire et 30% environ des collégiens concernés ont pour le moment repris, rarement à temps plein. À partir de la semaine prochaine, les écoles et collèges - qui n'ont rouvert qu'en zone verte pour les sixièmes et cinquièmes - sont également censés accueillir davantage d'enfants. Enfin, sont attendues dans la semaine des annonces sur une possible réouverture des lycées.


La priorité est de pouvoir "permettre à un maximum d'enfants de reprendre contact avec l'institution scolaire" avant la fin de l'année, souligne-t-on dans l'entourage du ministre Jean-Michel Blanquer. Notamment à ceux qui en ont "le plus besoin". Mais le ministre l'a reconnu récemment : "Nous voudrions que certains enfants aillent à l'école et nous n'y arrivons pas".

On sent en ce moment une pression qui monte pour accueillir davantage d'élèves

Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU

De nombreuses écoles seraient en capacité d'accueillir davantage d'élèves qu'actuellement, selon le ministère. Mais en raison d'une situation sanitaire incertaine, les parents craignent d'y renvoyer leurs enfants. À l'inverse, des familles non "prioritaires" qui étaient volontaires pour remettre leurs enfants à l'école se sont vues refuser l'accès par manque de place, le plus souvent dans des grandes villes comme Paris.

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"On sent en ce moment une pression qui monte pour accueillir davantage d'élèves", affirme Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire. "Mais pour le moment les enseignants ne voient pas bien ce qui permettrait d'ouvrir les vannes: on attend des réponses scientifiques pour savoir si le protocole sanitaire peut être ou non assoupli". Si ce protocole n'est pas allégé, l'école ordinaire ne pourra pas reprendre avant septembre, reconnaît-on dans l'entourage du ministre.

Dans le second degré, on en est à l'état des lieux. Avant de savoir s'ils pourront rouvrir, les lycées font leurs calculs. "Je ne serai sans doute pas en mesure de proposer à chaque élève davantage qu'une journée de cours tous les quinze jours", affirme ainsi Jean-Roch Pioch, proviseur d'un lycée de 1.100 élèves à Aurillac (Cantal).

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