1 min de lecture Confinement

Coronavirus : pourquoi dit-on "couvre-feu" ?

ÉCLAIRAGE - Le terme de "couvre-feu" n'a rien de nouveau. Il remonte à très loin dans l'Histoire, mais n'avait rien à voir avec une interdiction de sortir de chez soi.

Couvre-feu à Nice, en mars 2020 (illustration)
Couvre-feu à Nice, en mars 2020 (illustration) Crédit : VALERY HACHE / AFP
Maeliss
Maeliss Innocenti et Jean-Baptiste Giraud

Le couvre-feu est entré en vigueur à Paris et dans d'autres grandes métropoles françaises samedi 17 octobre. Ce jeudi 22 octobre, il a été étendu par Jean Castex à 54 départements et un territoire d'Outre-mer. C'est une nouvelle mesure que le gouvernement a mis en place pour freiner la propagation du coronavirus. Mais, grammaticalement, le terme de "couvre-feu" n'a vraiment rien de nouveau. Il tire son origine du Moyen-Âge.

À l'époque, les maisons étaient quasiment toutes en bois et l'on allumait des feux pour chauffer les pièces. Sauf que, évidemment, feu et bois ne faisaient pas toujours bon ménage. De terribles incendies ont ravagé des quartiers entiers dans de grandes villes comme Chartres, Bourges, Toulouse, mais aussi Munich en Allemagne ou Berne en Suisse, par exemple.

Pour éviter de nouveaux drames, il fallait donc littéralement "couvrir" son feu de cheminée la nuit et raviver les braises le lendemain au réveil. Une cloche sonnait pour indiquer l'heure à laquelle il fallait tout éteindre (bougies et autres lanternes comprises). Cela n'avait rien à voir avec le fait de ne pas pouvoir circuler dans les rues à une certaine heure. Mais l'objectif était là aussi de sauver des vies…

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