2 min de lecture Coronavirus

Coronavirus : non, une volontaire pour tester un vaccin n'est pas décédée

À en croire un article de News NT relayé des milliers de fois sur les réseaux sociaux, une Britannique serait décédée après s'être portée volontaire pour tester un vaccin contre le Covid-19. C'est faux.

Un test de dépistage chez le médecin (illustration)
Un test de dépistage chez le médecin (illustration) Crédit : Schneyder Mendoza / AFP
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Jean-Mathieu Pernin édité par Marie Gingault

C’est une rumeur qui s’est répandue très rapidement depuis la semaine dernière sur les réseaux sociaux. Tout est parti d’un site Australien d’informations tapageuses, baptisé News NT et de leur article titré : "La première volontaire d’un essai au Royaume-Uni de vaccin contre le coronavirus est morte". Une histoire tragique et un article qui ne se prive pas de détails. 

La volontaire aurait vite décliné avant de pousser son dernier souffle, deux jours après l’injection, toujours selon News NT. Impossible de garder cette information pour soi et les partages le prouvent : plus de 40.000 fois sur Facebook et de même pour Twitter. Sauf que cette volontaire à répondu à ces détracteurs, car elle est belle et bien vivante. 

Dimanche dernier sur les réseaux sociaux, elle écrit ce message "Je suis en vie, nous sommes dimanche 26 avril 2020, je bois un thé, 3 jours après avoir reçu le vaccin ou la dose-contrôle, je ne sais pas, je passe un bon dimanche". Quoi qu'il en soit News NT à bien lancé une fake news sur les réseaux car non, aucune autre personne n’est décédée dans l’essai d’un vaccin du coronavirus.

Un test avec 6.000 volontaires d'ici fin mai

L’université d’Oxford fait partie des huit laboratoires de pointe dans le monde qui ont lancés des essais sur l’Homme. Le laboratoire Britannique aurait même, dit-on, une longueur d’avance sur les autres. Il a en tout cas lancé l’un des plus grands test sur les femmes et les hommes : 6.000 volontaires d’ici fin mai. 

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La personne soi-disant décédée Elisa Granato, est elle-même une scientifique d'Oxford. L’idée de cette fake news est de décrédibiliser le travail autour des vaccins car, pour beaucoup, leur administration dans le corps est mauvaise pour la santé. On les appelle les "antivax", soit les anti-vaccins. 

Un mouvement qui milite pour que les vaccins ne soient plus obligatoires. On les retrouve partout dans le monde et en Europe, beaucoup de Français sont attachés à cet engagement. Très présent sur les réseaux sociaux, on les a récemment vu attaquer Bill Gates, coupable d’avoir créer le coronavirus car très impliqué dans les campagnes de vaccination dans le monde. 

Après Bill Gates, ils s'en prennent désormais aux essais cliniques. À l'origine de cette fake news, tout y était : un laboratoire au fin fond d’un bâtiment gothique plongé dans la brume oxfordienne et un gouvernement qui réagit en disant qu’aucune victime n’est a déplorer dans ces essais cliniques, forcément c'est suspect. La fake news presque fantasmagorique et puis finalement rien, c’est assez déprimant d’être complotiste en fait.

Des fake news sur les vaccins qui se multiplient

Là on ne parle plus des "antivax", mais des fiers qui voudrait voir leur pays classé premier sur le podium des découvertes de vaccins. C’est le cas de la Tunisie. Sur place, un emballement autour de la vidéo d’un chercheur installé à Berlin expliquait qu’un remède avait été trouvé dès le 22 mars.

Au Sénégal, c’est une fake news autour de sept enfants décédés après avoir été vaccinés et au Brésil où certains pensent avoir trouvé la formule miracle. Entre espoir, démarche politique et canular, l’idée d’un vaccin obsède, mais comme toujours, il faut systématiquement vérifier la source d’une information avant de la partager, il s'agit du meilleur vaccin concernant l’actualité. 

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