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Coronavirus : comment les marins-pompiers de Marseille traquent le Covid-19

REPORTAGE - Le bataillon des marins-pompiers de Marseille a montré son savoir-faire en matière de détection et de traitement du virus dans une école ce mardi 5 mai.

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Les marins-pompiers de Marseille traquent le Covid-19 Crédit Image : Etienne Baudu | Crédit Média : Etienne Baudu | Durée : | Date :
Etienne Baudu édité par Venantia Petillault

Le bataillon des marins pompiers de la ville de Marseille traque le coronavirus. Une de leur unité est spécialisée dans la lutte NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique). C'est l'une des unités les plus performantes de France et elle est désormais capable de détecter le coronavirus sur n'importe quelle surface mais aussi dans l'air ambiant. Elle permet en particulier de vérifier si le nettoyage et la désinfection d'un lieu ont été correctement effectués, comme dans les écoles par exemple.

Dans une école du IXe arrondissement de Marseille, les marins-pompiers revêtent leurs combinaisons blanches étanches, enfilent deux pairs de gant, accrochent leurs masques et chaussent une paire de lunettes. En binôme, ils vont effectuer des prélèvements dans plusieurs endroits de l'école comme les poignées de portes, les jouets des enfants ou encore les portes-manteaux par exemple.

L'unité du bataillon des marins pompiers de Marseille spécialisée dans les risques technologiques. Crédits : Etienne Baudu | Date : 06/05/2020
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L'unité du bataillon des marins pompiers de Marseille spécialisée dans les risques technologiques. Crédits : Etienne Baudu | Date : 06/05/2020
Les résultats sont connus moins de 8h après les prélèvements. Crédits : Etienne Baudu | Date : 06/05/2020
Préparation du "biocollecteur", qui permet d'aspirer 600 litres d'air en une minute. Crédits : Etienne Baudu | Date : 06/05/2020
L'unité spécialement créée pour traquer le coronavirus, la Comete Crédits : Etienne Baudu | Date : 06/05/2020
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Trois méthodes pour tuer le virus

En revanche, dans le réfectoire c'est un prélèvement d'air qu'il va réaliser avec le "biocollecteur". C'est une petite machine qui va aspirer 600 litres d'air en une minute. Tous ces échantillons sont envoyés au laboratoire partenaire qui en moins de huit heures donnera le verdict si oui ou non, l'un de ces échantillons a "accroché" le virus. 

Ces prélèvements sont destinés à être réalisés après la désinfection de certains lieux, comme les marins-pompiers l'ont fait sur le porte-avions Charles de Gaulle par exemple. Ils sont également en train de tester des méthodes de désinfection inédites comme le traitement d'une pièce à décontaminer à l'ozone par exemple. "On récupère l'oxygène de l'air, on le transforme en ozone qui est un gaz très toxique pour les virus. On fait un nuage qui va tuer le virus et on l'évacue grâce à un ventilateur", explique l'ingénieur Alexandre Lacoste.

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L'autre méthode consiste à chauffer l'atmosphère de la pièce : "Les chauffages montent la température de la pièce qui devient supérieure à 60°C, ce qui va permettre de tuer le virus qui ne vit pas à cette température-là", ajoute-t-il. Enfin, la troisième méthode consiste en une lampe à UV qui va générer une onde capable de détruire le virus.

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