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"Compenser les enfants qui nous manquent" : en Alsace, ils inscrivent cinq vaches à l'école pour sauver une classe de la fermeture

Pour protester contre la fermeture annoncée d’une classe, parents et élus de Moosch, dans le Haut-Rhin, ont inscrit symboliquement cinq jeunes vaches à l’école maternelle du village. Une action originale pour attirer l’attention sur la situation de leur établissement.

Des vaches de race Prim'Holstein

Crédit : Pierre Herbulot / RTL

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Arlette, Abondance, Amsel, Amandine et Abeille, cinq jeunes vaches ont été inscrites à l'école maternelle par des parents d'élèves et des élus de Moosch, un village de 1.600 habitants dans le Haut-Rhin. Leur formulaire d'inscription a été glissé dans la boîte aux lettres de l'établissement pour sauver une des classes de leur village menacées de fermeture. 

Dès 9h, parents et enfants ont brandi des pancartes avec des messages comme "On ne ferme pas l’avenir de nos enfants", "Protégeons leur avenir" ou encore "Les enfants ne sont pas des chiffres", raconte les Dernières Nouvelles d'Alsace. Les cinq jeunes vaches, nées entre août et décembre, ont été amenées devant l’école et installées dans un enclos sur un tapis de paille.

Le "papa" des cinq génisses est un éleveur et conseiller municipal du village, qui les a gracieusement prêtées pour l'occasion. "On a joué jusqu'au bout dans la dérision et dans l'absurde", confie le maire, José Schruoffeneger, ancien professeur d'histoire-géographie en collège.

Évidemment, on est au quatrième degré de l'humour potache

José Schruoffeneger, le maire de Moosch

Avec 66 élèves inscrits en élémentaire et 30 en maternelle pour la rentrée prochaine, "il nous manque quatre élèves", faisant courir le risque d'une fermeture de classe sur les cinq de l'école, explique-t-il. Alors "dans une discussion quasiment de comptoir, on a eu l'idée d'inscrire des génisses à l'école pour compenser les enfants qui nous manquent."

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"Évidemment, on est au quatrième degré de l'humour potache, mais depuis ce matin je suis au téléphone constamment" avec la presse, dit-il, espérant que "les fonctionnaires de l'Éducation nationale iront sur les réseaux sociaux et écouteront la radio".

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