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À la rentrée, plus de 3.000 postes d'enseignants ne sont pas pourvus.
Crédit : PASCAL GUYOT / AFP
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Ils se mobilisent. Jusqu'à 30% des enseignants du premier degré du public pourraient être en grève mardi 31 mars pour protester contre les suppressions de postes et les fermetures de classes et exiger une revalorisation des salaires, a indiqué lundi le SNUipp-FSU.
La mobilisation sera "très disparate selon les départements", a précisé la secrétaire générale du premier syndicat du primaire, Aurélie Gagnier, lors d'une conférence de presse d'une intersyndicale de l'Éducation nationale, en reconnaissant avoir "un petit peu de mal à avoir de la visibilité". Paris, la Gironde, l'Aude ou encore les Yvelines, "nous annoncent une forte mobilisation" dans les écoles publiques, a-t-elle ajouté.
La FSU, l'Unsa, la CFDT, la CGT et SUD ont appelé à une semaine d'actions à partir de ce lundi, avec une journée nationale de grève mardi, pour amplifier la mobilisation en cours sur l'ensemble du territoire depuis le début de l'année contre des choix budgétaires "court-termistes" qui aggravent la dégradation d'un service public d'éducation déjà "exsangue", selon elles.
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Les organisations pointent notamment les effets déjà visibles dans le second degré (collèges et lycées) : classes plus chargées, réduction de l'offre de formation et vies scolaires "asphyxiées" faute de moyens. Dans le premier degré (écoles maternelles et élémentaires), les syndicats anticipent, avec les cartes scolaires qui s'ouvrent la semaine prochaine après les élections municipales, "des milliers" de fermetures de classes.
Les organisations dénoncent "un budget 2026 synonyme de dégradation des conditions de travail, de poursuite du déclassement salarial". Elles appellent le gouvernement à revoir ses choix et "exige(nt) un budget 2027 avec des mesures de créations d'emplois et de revalorisation salariale sans contreparties".
Au total, 4.000 suppressions de postes d'enseignants, public et privé confondus, sont attendus pour la rentrée 2026, dont 1.891 dans le premier degré public et 1.365 dans le second degré.
En janvier, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, avait évoqué une "chute démographique vertigineuse" pour justifier ces suppressions. Selon la Direction des études statistiques du ministère de l'Éducation nationale, les effectifs des élèves ont diminué de 1,7% à la rentrée 2025, avec 106.900 élèves de moins qu'en 2024. "La baisse démographique doit être une opportunité pour faire baisser de manière significative le nombre d'élèves par classe", estiment au contraire les organisations syndicales.
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