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Compagnons du devoir : à la rencontre de Saifoulaye, un apprenti chaudronnier

REPORTAGE - Depuis 70 ans, des centaines de jeunes sont formés à l'un des 33 métiers manuels proposés par les Compagnons du devoir. C'est le cas de Saifoulaye, un apprenti chaudronnier arrivé de Guinée il y a cinq ans.

Saifoulaye travaille minutieusement sur un bateau endommagé
Saifoulaye travaille minutieusement sur un bateau endommagé
Crédit : Hortense Crépin
Compagnons du devoir : à la rencontre de Saifoulaye, un apprenti chaudronnier
04:22
Hortense Crépin

À Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), Saifoulaye et ses collègues s’activent à réparer un bateau long de dix mètres installé sur un trépied. Sous la coque, les étincelles dorées des machines à souder contrastent avec le temps gris et froid. Cela ne décourage pas pour autant Saifoulaye.

Dans l'immense hangar qui sert d'atelier au groupe, le jeune homme, grand et souriant travaille avec un équipement complet : casque, protège genoux, gants… Avec son collègue, l’apprenti-chaudronnier mesure au millimètre près les tôles qui serviront à boucher les trous sur le bateau.

"Ce n'est pas moi qui ai choisi la chaudronnerie. C'est plutôt la chaudronnerie qui m'a choisi. Mon oncle était un soudeur, c'est lui qui m'a élevé [...] Quand j'étais petit, je passais mon temps à l'atelier", raconte Saifoulaye. 

À son arrivée en France en 2016, il commence à apprendre le Français. Pendant son CAP, l’un de ses professeurs le trouve doué pour la chaudronnerie et l’oriente vers les Compagnons du devoir. Plus tard, Saifoulaye apprend sa réussite au test pour devenir compagnon, un moment dont il se souviendra encore longtemps. "Au début je n'y croyais pas du tout. J'étais hyper content vraiment, ça m'a fait plaisir", confie-t-il avec le sourire. 

Un tour de France à venir

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Depuis un an et demi, le jeune homme alterne donc entre des cours théoriques à l’école et la pratique en entreprise. Il partira, l’an prochain, pour un tour de France dans différentes entreprises, une condition indispensable pour devenir compagnon.

Pour cette prochaine étape, Saifoulaye compte plusieurs soutiens, à commencer par Nouno, son maître de formation dans les chantiers navals. "Je lui donne des conseils, des techniques, du savoir-faire [...] Un jeune comme ça, je le garde parce qu'il écoute et il note tout sur son cahier", assure ce dernier. Avec ses collègues, Saifoulaye a créé des liens très forts. "On se voit en dehors de l'école, on est une famille maintenant", dit-il. Après son tour de France, il espère bien revenir les voir  pour, peut-être, être embauché ici et guider un futur compagnon.

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