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Chantiers navals : l'État prendra le contrôle de STX en cas d'absence d'accord

L'Italie souhaiterait refuser le partage à 50-50 du capital des chantiers navals STX de Saint-Nazaire. L'État français, qui dispose d'un droit de préemption jusqu'au 29 juillet, pourrait prendre le contrôle de l'entreprise si le désaccord persiste.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire, le 17 décembre 2013
Les chantiers navals de Saint-Nazaire, le 17 décembre 2013 Crédit : AFP / STX EUROPE / BERNARD BIGER
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini
et AFP

Le contrôle des chantiers navals STX de Saint-Nazaire vire au bras de fer entre Rome et Paris. La France a proposé un partage de STX France "à 50-50" entre Fincantieri et les actionnaires français. Mais ce mercredi 26 juillet au matin, une source proche du ministère italien des Finances a assuré que Rome voulait toujours que Fincantieri ait plus de 50% de STX France, même de peu. 

"Nous sommes Italiens et Européens et on ne peut pas être traités moins bien que les Coréens", qui détenaient auparavant la majorité dans STX, a affirmé Giuseppe Bono, patron de Fincantieri, alors qu'il était interrogé sur le délai qu'il se donnait pour trouver une solution avec Paris. Il a ajouté ne "pas avoir besoin de STX à tout prix" mais vouloir "donner à l'Europe la possibilité de rivaliser sur le marché mondial". 

L'Italien assure que "de nouvelles positions" ont été prises "après les élections en France". En effet, selon le proche du ministère italien de l'Économie, "le gouvernement français a changé les cartes." alors qu'"il y avait un accord (...) signé". 

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L'Italie souhaite que Fincantieri ait la majorité du capital

De son côté, la France se veut intransigeante. Ce mercredi 26 juillet, Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a assuré que "l'État prendra le contrôle de STX France en cas d'absence d'accord avec le groupe italien Fincantieri sur un partage à 50-50 du capital du constructeur naval". Il a prévenu qu'il souhaitait "pouvoir maintenir un contrôle à 50-50 avec nos amis italiens" mais mis en garde que "si jamais ils refusent la proposition honnête qui leur est faite, l'État exercerait son droit de préemption". 

Malgré cet avertissement français, "les autorités italiennes" se sont dites "disponibles" pour parler avec Paris et modifier l'accord, mais seulement si "deux conditions sont respectées". Elles exigent que "Fincantieri ait la majorité du capital, même de peu, comme par exemple 51%, et le contrôle du conseil d'administration afin d'assurer une gouvernance adéquate". La bataille sur le contrôle des chantiers navals de Saint-Nazaire est donc loin d'être finie. 

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