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Calais : "On a à faire à une quantité de gens extrêmement limitée", assure Rony Brauman

INVITÉS RTL - Rony Brauman, l'ancien président de Médecins sans frontières (MSF) et Damien Carême, le maire de Grande-Synthe (Nord).

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Calais : "On a à faire à une quantité de gens extrêmement limitée", assure Rony Brauman Crédit Média : Yves Calvi | Durée : | Date : La page de l'émission
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Yves Calvi et Philippe Peyre

Le démantèlement de la "Jungle" de Calais a démarré dans la matinée du lundi 24 octobre. Les migrants qui y étaient installés vont être emmenés vers des centres d'accueil et d'orientation (CAO) dans différentes villes en France. Un démantèlement indispensable selon Rony Brauman, l'ancien président de Médecins Sans Frontières (MSF) : "Oui ce démantèlement est nécessaire. Il l'est pour les calaisiens, pour qui cette situation était insupportable, mais aussi pour les réfugiés et les demandeurs d'asile qui vivaient dans des conditions indignes et enfin, pour le pays de manière générale". 

Mais comment être sûr que d'autres jungles ne se forment pas ailleurs, comme certains politiques l'ont affirmé ? "On doit être conscient qu'on à faire à une quantité de gens extrêmement limitée", souligne Rony Brauman. "La répartition sur l'ensemble du territoire principalement dans des régions urbaines est tout à fait possible mais il faut faire les choses avec tact et détermination", estime l'ancien président de MSF qui indique que l'on n'a pas la garantie que d'autres petites jungles ne se créeront pas mais "il appartient aux autorités d'empêcher que cela prenne des proportions comme cela a été le cas à Calais"

Les camps humanitaires tels que Calais et Grande-Synthe ne sont pas la solution

Damien Carême, maire de Grande-Synthe (Nord)
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Une vision que partage Damien Carême, le maire de Grande-Synthe (Nord), commune située près de Dunkerque et où un camp humanitaire est également en place. "On a répondu à une urgence humanitaire mais les camps humanitaires tels que Calais et Grande-Synthe ne sont pas la solution. Les centres d'accueil et d'orientation (CAO) représentent une bien meilleure solution", selon le maire. Il n'y a, selon lui, pas à craindre un report d'un certain nombre de réfugiés vers le camp de Grande-Synthe : "On n'accepte plus les migrants sur le camp", a-t-il assuré. "Tous ceux qui voudront s'y établir seront réorientés vers des CAO. Il n'est pas question que l'on devienne un palliatif de Calais". 

Des Français ont exprimé leurs craintes face à l'arrivée de migrants dans leur ville. Comment expliquer ces inquiétudes ? "Lorsqu'on voyait les images de Calais, c'était très effrayant et anxiogène. Ajoutez à cela l'aubaine pour un certain nombre de discours politiques et vous comprenez pourquoi la question de quelques milliers de personnes dans un pays de 65 millions d'habitants prend des proportions aussi gigantesques. J'ai la conviction qu'on peut le gérer", a assuré Rony Brauman.

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