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Julie Tétart, basketteuse transgenre de l'équipe féminine de basket de Monaco en Ligue 2, le 1er mai 2026.
Crédit : Valery HACHE / AFP
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Le Comité international olympique (CIO) a annoncé le 26 mars dernier le rétablissement des tests chromosomiques pour les JO 2028 de Los Angeles. Une décision qui exclut d'office les joueuses trans. Les épreuves féminines seront réservées aux athlètes de sexe biologique féminin. Invitée sur RTL, mercredi 20 mai, la basketteuse transgenre Julie Tétart, joueuse de l’équipe féminine de Monaco Basket Association en Ligue 2, y voit une décision avant tout politique.
"C’est un terrible retour en arrière. On fait 25 ans de retour en arrière. On a peur que les femmes trans viennent dominer le sport féminin", regrette-t-elle. Julie Tétart conteste l’argument d’une supposée domination des femmes trans dans le sport féminin. Elle rappelle que, depuis le début des années 2000, seules deux athlètes trans ont participé aux Jeux olympiques. "Les deux ont fait un flop total", rappelle-t-elle.
C’est plus une position politique qu’une position sportive
Julie Tétart, joueuse de l’équipe féminine de Monaco Basket Association en Ligue 2
Au micro de RTL, la joueuse estime que cette orientation du CIO dépasse largement le cadre sportif. "Pour moi, c’est plus une position politique qu’une position sportive", juge-t-elle, en faisant un parallèle avec les positions défendues par Donald Trump. Elle dit toutefois espérer que cette ligne ne s’inscrira pas dans la durée : "Ce sera pour moi juste pour les JO de Los Angeles. Pour les prochains, ça reviendra à la normale, ce que j’espère".
Julie Tétart explique que les débats autour des sportives trans reposent sur des préjugés et une méconnaissance du sujet. Elle affirme ne plus disposer des capacités physiques qu’elle avait avant sa transition, entamée en 2021. Les opérations qu’elle a subies lui ont fait perdre en puissance, en force, en vitesse, mais aussi en capacité respiratoire.
"C’est exactement ça la réalité", affirme-t-elle, en assurant que son corps "n’est plus du tout apte à reproduire les mêmes choses" qu’avant sa transition. La joueuse dit aujourd’hui être au niveau physique de ses adversaires et conteste ainsi l’idée d’un avantage systématique des sportives transgenres dans les compétitions féminines.
"La science nous dit que finalement nous n’avons pas d’avantage par rapport aux femmes cisgenres (une personne dont l'identité de genre correspond au genre qui lui a été assigné à sa naissance, ndlr), nous avons même plutôt tendance à avoir un désavantage", explique-t-elle.
À 33 ans, la basketteuse dit prendre la parole pour faire évoluer le regard sur les personnes transgenres dans le sport. Malgré les insultes et les menaces qu’elle dit subir dans certaines salles, elle assure vouloir continuer à jouer "le plus longtemps possible".
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