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Natacha Polony candidate en 2027 ? Sur RTL, l'essayiste annonce vouloir "peser" lors de la campagne présidentielle

Natacha Polony avance ses idées avant d'avancer son nom. Sur RTL, l'essayiste a détaillé sa vision d'une France plus souveraine et plus industrielle, tout en refusant de trancher sur une candidature à la présidentielle de 2027.

Natacha Polony, journaliste et autrice de "La France corps et âme" (Plon), dans RTL Matin le 20 mai 2026.

Crédit : RTL

Natacha Polony candidate en 2027 ? Sur RTL, l'essayiste annonce vouloir "peser" lors de la campagne présidentielle

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Natacha Polony candidate en 2027 ? Sur RTL, l'essayiste annonce vouloir "peser" lors de la campagne présidentielle

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Thomas Sotto & Jérémy Descours

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Candidate ou simple voix d'influence ? Invitée de RTL ce mardi 20 mai, Natacha Polony a soigneusement évité de répondre clairement à la question d'une éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2027. Mais l'essayiste a reconnu vouloir "peser" dans le débat public lors de la prochaine campagne.

Venue présenter son livre La France corps et âme publié chez Plon, la journaliste a défendu une vision souverainiste et industrielle du redressement français, plaidant pour "une France puissante et fière", titre de l'un des chapitres de son ouvrage. Une formule qui a poussé Thomas Sotto à lui demander si l'ouvrage ne ressemblait pas déjà à une profession de foi électorale.

"J'ai envie de peser", assume Natacha Polony avant d'ajouter : "J'ai envie qu'on arrête de faire comme si on avait tout essayé et qu'on ne peut rien faire".

"On ne décide pas ça maintenant"

L'essayiste explique vouloir remettre au centre des débats les questions de souveraineté, de planification industrielle ou encore de formation. "À un moment donné, on va avoir des gens qui vont se mettre d'accord sur le fait qu'une politique industrielle passe par de la planification, par le jeu sur la commande publique, par de la formation...", estime-t-elle.

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Relancée à plusieurs reprises sur ses ambitions pour 2027, Natacha Polony n'a ni confirmé ni fermé la porte. "On est à temps plein sur la course à qui sera candidat et jamais on ne parle du fond", a-t-elle regretté. "On ne décide pas ça maintenant", poursuit-elle.

Dans son ouvrage, la journaliste dit surtout vouloir proposer un récit national et une feuille de route pour redresser le pays. "Ce que j'ai voulu, c'est mettre sur la table un récit de ce qu'est la France, c'est-à-dire sa grandeur, pourquoi j'aime ce pays profondément, pourquoi les Français croient en leur pays, et en même temps, pourquoi c'est un gâchis monumental". 

"On comprend ce qui n'a pas fonctionné"

Si le constat dressé est sévère, Natacha Polony refuse toutefois toute forme de fatalisme. Interrogée sur la phrase de Sylvain Tesson - "La France, c'est un petit paradis peuplé de gens qui se croient en enfer" - elle répond sans détour : "Non, je ne l'aime pas parce que ça laisse entendre que les Français seraient des râleurs, jamais satisfaits. Non, il y a des problèmes". 

Pour l'essayiste, les difficultés françaises ne sont pas irréversibles. "Si on prend la peine de regarder sur le long terme l'ensemble des sujets, on comprend ce qui n'a pas fonctionné, ce qui n'a pas été fait, et donc ce qu'on peut faire".  Elle cite notamment "la désindustrialisation" et "la destruction de l'agriculture", mais estime que des leviers existent encore.

"8% du PIB français, c'est de l'argent que les collectivités, la puissance publique payent et qu'on ne dirige pas vers les entreprises françaises. C'est une dinguerie. Vous avez tous les jours une PME qui perd un marché public et qui ferme. C'est absurde", déplore-t-elle.

"Un féminisme universaliste"

Au fil de l'entretien, Natacha Polony s'est également montrée très critique envers Emmanuel Macron et le macronisme. "J'avais écrit en 2017 que je pensais qu'il n'avait pas de culture démocratique", rappelle-t-elle. Selon elle, cela s'est notamment vu "dans sa gestion des Gilets jaunes" ou encore dans "la façon dont il a voulu dépasser tous les corps intermédiaires".

La journaliste nuance néanmoins son propos : "Il ne s'agit pas de critiquer pour critiquer. Je peux vous dire à quel point, sur diverses positions internationales, Emmanuel Macron a fait ce qu'il fallait". 

Sur les questions féministes et les accusations visant Patrick Bruel, Natacha Polony a défendu "un féminisme universaliste" refusant "une guerre des sexes".

"Mon féminisme est impitoyable avec les violences faites aux femmes, en particulier les viols et les agressions", affirme-t-elle, tout en refusant de considérer "que tous les hommes sont coupables".

Concernant Patrick Bruel, elle estime toutefois que "quand il y a une telle accumulation, ça commence à devenir problématique" et dit espérer "que la justice sera rapide".

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