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Bridgestone : "Si on veut garder l’usine, il faut changer de produit", admet le maire de Béthune

INVITÉ RTL - Olivier Gacquerre, maire de Béthune, explique que le départ de Bridgestone est inévitable, mais le maintien d'une activité industrielle toujours possible.

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Bridgestone : "Si on veut garder l'usine, il faut changer de produit", admet le maire de Béthune Crédit Image : Franck Antson/RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Yves Calvi édité par Ryad Ouslimani

C’est une annonce lourde et dure à encaisser pour les Hauts-de-France, où l’usine de pneus Bridgestone de Béthune va fermer à l’horizon 2021, a annoncé le groupe il y a quelques jours. Invité de RTL ce lundi 21 septembre, Olivier Gacquerre le maire de la ville revient sur cette annonce et réagit à la décision du gouvernement de prendre en main le dossier. 

"Ça a été pour Bridgestone à peu près le même cas en Italie (…) Et l’intervention des pouvoirs publics italien a permis de changer le projet de cette usine et de maintenir sur site la production", explique l’élu. "C’est de bonne augure pour nous", confie-t-il. 

Dans l’après-midi, Élisabeth Borne ministre du Travail, et Agnès Panier-Runacher ministre déléguée chargée de l’Industrie, se rendront sur place afin de rencontrer le personnel de l’usine ainsi que les élus. "Mais aussi une rencontre avec la direction de Bridgestone, a priori par visio", indique Olivier Gacquerre. 

Le produit actuel est "condamné"

"Localement il n’y a pas de rupture, mais il n’y a pas de discussions possibles, puisque la direction locale n’a qu’une seule mission, c’est celle de fermer (…) Il faut aller chercher les décideurs à un autre niveau, c’est-à-dire ceux qui ont appuyé sur le bouton ‘off’ au départ, la direction européenne", explique l’édile. 

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Dimanche lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCIAgnès Panier-Runacher a évoqué un "accord de méthode" avec la direction et les salariés, dont le contenu n’est pas connu à cette heure. Cette mesure permet d’être informé "sur les conséquences du licenciement, sur la méthode pour licencier". "Ce n’est pas un projet engagé pour changer le projet industriel du site", relève Olivier Gacquerre. "Mais si ça aboutit à ça, c’est parfait", espère-t-il. 

Néanmoins, le maire de Béthune semble avoir intégré le départ de Bridgestone, et souhaite travailler sur une transformation de l’activité. Le produit actuel est "sans valeur ajouté, qui de toute façon est condamné". "Si on veut garder l’usine sur Béthune, il faut absolument changer de produit. On est tous prêt à y mettre de l’argent et de l’énergie, voire d’apporter des accompagnements en terme de formation professionnelle si nécessaire", propose Olivier Gacquerre. 

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