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Bretagne : un mystérieux message traduit 200 ans après sa découverte à Plougastel

VU DANS LA PRESSE - La ville de Plougastel-Daoulas (Finistère) a lancé un concours pour traduire un message gravé sur un rocher, découvert il y a 200 ans. Deux propositions ont été retenues.

Dans le Finistère, un rocher porte des inscriptions mystérieuses que personne n'a encore réussi à déchiffrer
Dans le Finistère, un rocher porte des inscriptions mystérieuses que personne n'a encore réussi à déchiffrer Crédit : FRED TANNEAU / AFP
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Paul Turban Journaliste

"ROC AR B... DRE AR GRIO SE EVELOH AR VIRIONES BAOAVEL... R I" ou encore "OBBIIE: BRISBVILAR... FROIK...AL." Cette mystérieuse inscription a fait couler beaucoup d'encre et mobilisé de nombreux chercheurs. Elle est gravée dans un rocher, sur la presqu'île de Plougastel-Daoulas (Finistère), non loin de la pointe du Corbeau. Deux traducteurs pourraient avoir trouvé la signification de ce message

Un jury d'élus et d'historiens a retenu, au terme d'un concours organisé par la commune, deux propositions de traduction évoquant un marin décédé lors d'une tempête, rapporte France 3 Bretagne. Ne pouvant être départagés, ils remporteront tous deux la dotation de 2.000 euros mise en jeu

Si le rocher est connu depuis au moins 1979, le concours pour le déchiffrer n'a été lancé qu'en mai 2019. Le concours, intitulé "Challenge Champollion", du nom de l'égyptologue qui a le premier réussi à traduire les hiéroglyphes. Plus de 2.000 personnes ont manifesté leur envie de participer, et 583 s'étaient inscrites. Parmi 61 tentatives de traduction proposées, un quart provenait de l'étranger. Certains participants habitent aux États-Unis, en Thaïlande ou encore aux Émirats Arabes Unis. 

Les deux traductions retenues

La première hypothèse retenue traduit le mystérieux texte ainsi : "Serge est mort quand mal exercé à ramer, l'an dernier, son bateau fut retourné par le vent." C'est la proposition de l'agrégé d'anglais et diplômé d'études celtiques Noël-René Toudic, originaire de Rennes. 

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"Il ne faisait aucun doute que le texte était en breton du XVIIIe siècle, la principale difficulté étant que les lettres se suivent sans aucun espace, a-t-il expliqué à France Bleu Armorique. J'ai d'abord repéré les phrases qui faisaient sens, avant de m'attaquer aux phrases lacunaires pour lesquelles il a fallu y revenir ensuite." 

La seconde hypothèse s'appuie sur "un travail historique et pas que linguistique" selon la confidence de ses deux instigateurs, Roger Faligot, écrivain du Finistère, et Alain Robet, dessinateur. Il propose une traduction légèrement différente sur la forme : "quelle détresse que de s'être trouvé dans la marine au cœur de cette tempête véhémente."

"A l'époque, il y a des batailles du côté de Ouessant avec des prisonniers venus des Cornouailles ou du pays de Galles qui sont amenés à travailler ici", a expliqué Roger Faligot à France Bleu, expliquant que le graveur de pierre pourrait être gallois

Une pierre mystérieuse

La langue de l'inscription elle-même a fait beaucoup débat, certains évoquant du vieux breton, d'autres du basque. Le rocher est entièrement gravé sur l'une de ses faces, de lettres capitales en grande majorité, mais aussi de dessins, dont un voilier avec son mât et son safran et un cœur surmonté d'une croix. 

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