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Biodiversité : des quotas pour lutter contre l'extinction des espèces ?

Un scientifique allemand, Mark Rounsevell, souhaite fixer un quota d’espèces qui pourraient disparaître chaque année. Un nombre d’animaux ou de végétaux dont la disparition n'impacterait pas l’écosystème de la planète.

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Biodiversité : des quotas pour lutter contre l'extinction des espèces Crédit Image : MICHAEL DORNELLAS/ CATERS/SIPA | Crédit Média : Jean-Mathieu Pernin | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Sarah Ugolini

L’extinction des espèces animales et végétales est l’une des grandes préoccupations environnementales. Pour enrayer le phénomène, des scientifiques ont une idée : mettre en place des quotas. C'est l’autre plan de relance à échelle planétaire : enrayer la disparition des espèces.

On estime à un million le nombre d’animaux et de plantes qui pourraient disparaître dans les prochaines années. Un scientifique allemand, Mark Rounsevell, a donc réuni ses autres amis en blouse blanche et se sont dit : "Mais pourquoi ne pas fixer un quota d’espèces qui pourraient disparaître chaque année ?" Le nombre serait de 20 car selon une étude internationale parue en 2015, il s’agit du nombre d’animaux ou de végétaux qui peuvent disparaître sans impacter l’écosystème de la planète. 

Mais alors quels animaux ? On imagine bien la sueur froide sur le front du pangolin depuis le coronavirus, mais les chercheurs encouragent les pays à s'appuyer sur une liste rouge établie par l’Union internationale pour la protection de la nature. L’idée est de fixer un chiffre qui marque le public comme les accords de Paris ont inscrit dans le marbre l’idée de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Il faut aimer les concepts.

Ne pas sauver que les espèces mignonnes

Jusqu’à présent en matière de protection de la faune et de la flore, rien ne marche sauf les réserves. En 2010, 196 pays se sont accordés pour sauver la biodiversité et 10 ans plus tard, chaque jour on constate la disparition de nouvelles espèces. Il faut donc un électrochoc, mais attention, précise Rounsevell, à ne pas sauver que les espèces mignonnes comme le Panda ou l’ours blanc. Le requin ou le bousier, étrangement moins mignons, sont également menacés. Beaucoup de scientifiques trouvent le projet fantasque et appellent à des solutions globales, mais au moins il suscite débat et intérêt. Rien de pire que de s’éteindre dans le silence.

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Parfois, certaines espèces réapparaissent discrètement. Ça c’est le projet de Global Wildlife conservation, ONG américaine, qui a établit une liste de 25 espèces dont on ne sait si elles sont encore en vie ou pas. Récemment, l’organisation a retrouvé la musaraigne à trompe et la souris à long nez vivant dans le désert. Une expédition à permis en Nouvelle-Guinée de retrouver une espèce de chien sauvage, le "chien chanteur", qui chante bien. Chez nous, c’est le castor qui a fait son retour. Les efforts payent, le sauvage est quelque part, il faut lui faire de la place.

Un tiers des cyclistes se sont fait voler leur vélo

Une compagnie veut refroidir le sol de l’arctique pour exploiter le pétrole. C’est de l’absurde pur. La compagnie pétrolière américaine ConocoPhillips investit fortement au nord de l’Alaska. Problème, la glace fond très vite, trop vite. Un réchauffement provoqué, entre autres, par l’exploitation engagée par les compagnies pétrolières.Une glace si faible qu’elle ne peut plus accueillir les installations, donc Conoco Phillips va investir dans une technologie lui permettant de refroidir le sol pour creuser d’avantage et donc réchauffer d’avantage, et perdre encore plus de glace. Tout va bien 

Ma note est un 17/20 aux cyclistes pour faire face à la délinquance. Selon un récent sondage du bureau d’étude 6T, un tiers des personnes équipées d’un vélo se le sont déjà fait voler. Le vol serait une des raisons qui freinerait l’essor du vélocipède en milieu urbain. 46% des cyclistes déclarent qu’il leur arrive de renoncer à utiliser ce mode de transport par crainte du vol. Un nouveau problème de sécurité pour les maires. 

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