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Benoît Hamon fait bien rire avec "Elpis", le nom de son microparti

L'ancien ministre de l'Éducation et candidat à la primaire de la gauche a lancé son microparti pour financer sa campagne.

Benoît Hamon (illustration)
Benoît Hamon (illustration)
Crédit : XAVIER LEOTY / AFP
Benoît Hamon fait bien rire avec "Elpis", le nom de son micro-parti
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Adeline François

En marche ce pourrait être leur slogan... Comme un pied de nez à leur destin. Le destin de Michaël par exemple. Il est brun, barbu et porte fièrement un étendard bleu blanc rouge, bien installé dans son fauteuil ce matin en 4e de couverture de l'Équipe. Il pose pour une marque qui est son sponsor. Connaissez-vous Michaël ? Michaël Jérémiasz, tennisman de l'équipe de France. Notre porte-drapeau aux Jeux paralympiques qui commencent ce soir à Rio. Portrait à lire dans la Croix ce matin.

Michaël Jérémiasz va disputer ses 4es Jeux paralympiques et sera donc en tête de la délégation française qui compte 126 athlètes au total. "Le rôle de porte-drapeau récompense cette énergie inépuisable qu'il met au service du handisport depuis plus de 15 ans, depuis qu'il est dans un fauteuil après un accident de ski qui l'a laissé paraplégique alors qu'il avait 18 ans. Il s'est reconstruit grâce au sport", écrit la Croix. "Le fauteuil, je ne l'ai pas vécu comme une épreuve, mais comme un atout, un moyen d'être autonome", confie Michaël Jérémiasz.

Le Huffington post rapporte la délicieuse réponse qu'il a faite hier à un journaliste qui lui demandait comment il était arrivé au tennis en fauteuil. Il a répondu "par accident". Le Huff post qui s'intéresse aux 22 disciplines de ces Jeux paralympiques, de l'athlétisme à la natation en passant par le paratriathlon. Mais d'autres sports plus confidentiels seront aussi au programme, exclusivement réservés aux athlètes handisport. Parmi eux, la boccia, sport mixte ressemblant peu ou prou à de la pétanque, l'essence même du sport paralympique. Les joueurs qui y prennent part sont effectivement les plus lourdement handicapés des engagés et ne peuvent souvent pratiquer une autre activité sportive.

Une cérémonie au rabais ?

Et on aura la chance de suivre la compétition puisque c'est L'Équipe qui nous le dit, France Télévisions a prévu 100 heures de direct, avec le même dispositif que pour les JO, mêmes présentateurs, mêmes consultants. L'Équipe qui s'interroge : va-t-il y avoir ce soir une cérémonie d’ouverture au rabais ? Le journal rappelle que le comité d'organisation brésilien n'a pas hésité pendant les Jeux olympiques à piocher dans le budget paralympique pour payer en catastrophe le rafistolage de certains sites olympiques.

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Apparemment, ça a donné des idées à certains en France. C'est une tribune à lire dans Libération ce matin, signé d'un prof de l'université de Nantes, qui dénonce le fait que pour financer la sécurité de nos facs, c'est-à-dire pour pouvoir payer des vigiles à l'entrée, 30 millions d'euros vont être prélevés sur le budget du fonds pour l'insertion des handicapés. "C'est un vrai soulagement", a osé dire le président de la conférence des présidents d'universités de France.

Emmanuel, François et Stéphane

Dans la presse aussi ce matin, les présidentiables, avec d'abord le dessin de Fooldz en une de Charlie Hebdo : Macron dans un fauteuil, mais pas n'importe lequel. Le fameux fauteuil d’Emmanuel, le film érotique. "De droite ou de gauche, mais qui es-tu Emmanuel ?", s'interroge Charlie. Et puis, il y a la une du Figaro. Macron renverse Hollande. Ce n'est pas un accident, c'est un sondage. Le président serait nettement devancé par l'ancien hôte de Bercy, si les deux hommes s'affrontaient au premier tour en 2017.

Le moment approche ou François Hollande va devoir reconnaître la dure réalité qu'il refuse encore de s'avouer à lui-même : "il a autant de chances de gagner la présidentielle qu'un joueur de Loto en a de trouver la combinaison gagnante", écrit Paul Henri du Limbert dans son édito du Figaro. "La vérité, c'est que l'opinion publique n'a rien compris au hollandisme et c'est bien naturel puisqu'il n'y avait pas grand-chose à comprendre", ajoute-t-il.

Alors on y verra peut-être plus clair demain lors du fameux discours de François Hollande devant la fondation Jean Jaurès, et pour nous faire patienter c'est l'un de ses fidèles Stéphane le Foll, qui signe une longue tribune dans Libération. "Pour quelle France nous battons nous", un plaidoyer pour François Hollande et pour son quinquennat, pour tout ce qui a été fait et dont on parle si peu, le modèle social, l'enjeu de 2017  sera l'idée qu'on se fait de la France et non son identité. "Voilà pourquoi je dis eh oh un peu de sérieux, pour quelle France vous battez vous ?".

C'est le grand retour du Eh ho la gauche. Cela dit comme nom de mouvement il y a mieux. Remercions ce matin Benoit Hamon qui lui aussi se met en marche pour 2017. Vos journaux ironisent évidemment ce matin sur le nom que l'ancien ministre a donné à son microparti et qui a été révélé hier par l'Express. Il a choisi le nom de la déesse grecque personnifiant l'espoir : Elpis. Les blagues urologiques n'ont pas tardé à fuser : comme ce dessin d'Alex dans le Courrier Picard, "Elpis dans un violon", "Elpis partout", "Avec Elpis, la France se mouille". D'autres ont imaginé le nom du parti si Hamon rejoignait Macron : "Elpis En marche". Ou s'il rejoignait Nicolas Dupont-Aignan : "Elpis Debout la France".

Pourquoi est-ce qu'on se trompe de prénom quand on appelle ses proches ?

On termine avec une autre histoire de nom. Et une question que vous vous êtes forcément déjà posée. Pourquoi est-ce qu'on se trompe de prénom quand on appelle ses proches ? Je sais pas vous, mais moi, ma mère m'appelle très régulièrement par les prénoms de mes sœurs. Eh bien maman, arrête de croire que ton cerveau perd les pédales. C'est normal explique le site Slate. Des chercheurs américains viennent de montrer qu'il ne s'agissait que d'un "petit pépin cognitif courant qui s'explique par la façon dont notre mémoire classe et emmagasine les noms familiers".

On a dans notre cerveau la case enfants, petits enfants, frères et sœurs, amis, et au sein de chaque case, il arrive qu'on intervertisse, ça arrive aussi quand les prénoms commencent avec la même lettre ou contiennent les mêmes syllabes. En revanche la ressemblance physique entre les personnes n'est pas un facteur, pas plus que le genre. "C'est une étude qui dit quelque chose de la façon dont nous considérons que quelqu'un appartient à notre groupe", explique un des coauteurs de l'étude. 

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