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Bac 2021 : découvrez les corrigés de l’épreuve de philosophie

Ce jeudi a marqué le coup d’envoi des épreuves finales du bac 2021 pour les 525.760 candidats de terminale des voies générale et technologique. Et comme le veut la tradition, c’est sur des sujets de philosophie que les élèves ont planché durant 4 heures.

Epreuve de philosophie pour les élèves de terminale ce 17 juin, photo prise au lycée Helene Boucher à Paris
Epreuve de philosophie pour les élèves de terminale ce 17 juin, photo prise au lycée Helene Boucher à Paris
Crédit : MARTIN BUREAU / AFP
Céline Morin

Ce jeudi 17 juin au matin, les élèves de terminales planchaient sur l'épreuve de philosophie. En partenariat avec digiSchool, nous vous proposons de découvrir dès maintenant les sujets et corrigés de l’épreuve.

Les corrigés que nous vous partageons sont rédigés par un professeur de l’Éducation nationale, et vous permettront ainsi d’être éclairés sur les différentes réponses attendues pour cette épreuve. Retrouvez les sujets et les corrigés complets de l’épreuve de philosophie au baccalauréat 2021 pour les terminales en voie générale. 

Avec les aménagements annoncés des épreuves du bac, les candidats ont eu le choix entre trois sujets de dissertation (au lieu de deux habituellement) et une explication de texte pour cette épreuve de philosophie. Rappelons que cette année, exceptionnellement, la note finale retenue pour l’épreuve de philosophie du bac 2021 sera la meilleure entre la moyenne annuelle et la note obtenue à l’épreuve écrite d’aujourd’hui. Vous découvrirez vos résultats du bac 2021 mardi 6 juillet.

Des professeurs de l’Éducation nationale ont traité les sujets en même temps que les candidats, et vous permettent de découvrir les corrigés dès la sortie de l’épreuve. Découvrez-les pour les sujets de la voie générale.

Premier sujet de dissertation : "Discuter, est-ce renoncer à la violence ?"

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Les notions à aborder dans ce sujet étaient celles du renoncement, de la discussion et de la violence. Le sens que vous pouviez dégager du sujet en l’analysant, c’est qu’il faut être vigilant à l’idée de renoncement, mais aussi être attentif aux multiples sens possibles du terme "violence"

Il s’agissait donc de réfléchir au fait que la discussion est à la fois déclencheur de violence, mais qu’elle est aussi un de ses remèdes possibles. Vous pouviez donc partir sur la problématique suivante : dans quelle mesure la discussion peut-elle être un frein à la violence ?

Dans une première partie, vous pouviez vous demander si la discussion est un moyen d’empêcher la violence. Tout d’abord en expliquant que la discussion est une arme contre la violence, et ensuite qu’elle est peut-être l’arme la plus efficace face à cette violence. 

Dans une seconde grande partie, vous pouviez poser la question suivante : discuter, est-ce empêcher toute forme de violence ? Ici, il s’agissait de se demander si la discussion permet de mettre fin à la violence physique, ou si elle peut éveiller une forme de violence.

Enfin, dans une troisième et dernière partie, vous pouviez vous demander si discuter, c’est échouer face à la violence. En effet, la discussion peut se révéler inefficace face à la violence. Et bien souvent, la volonté de discuter peut se heurter à l'intolérance.

Deuxième sujet de dissertation : "L’inconscient échappe-t-il à toute forme de connaissance ?"

Dans cette dissertation, les thèmes à traiter étaient l’inconscient et la connaissance. Ici, il fallait être vigilant sur la différence entre faire des choses de manière inconsciente, irresponsable, et l’inconscient (par opposition à la conscience). 

Par conséquent, l’enjeu était de réfléchir sur la possibilité de parvenir à une connaissance de l’inconscient. Vous pouviez, par exemple, utiliser la problématique suivante : dans quelle mesure pouvons-nous avoir une connaissance de l’inconscient ?

D’abord, il était important de vous demander si l’inconscient est inconnaissable. Dans cette partie, l’idée est d’expliquer que l’inconscient échappe à la connaissance, et par conséquent qu’il représente une zone d’ombre inconnaissable. Ensuite, vous pouviez vous demander si l’inconscient n’existerait pas, en citant notamment Sartre. 

Dans un second temps, l'inconscient est-il irrationnel ? L’idée est que l'existence de l’inconscient ne pourrait pas être démontrée par la raison. Dans cette partie, vous auriez pu citer Pascal, par exemple. Et expliquer, également, que l’existence de l’inconscient ne pourrait pas être démontrée, mais pourrait être intuitionnée.

Enfin, pour la dernière partie, il s’agissait de traiter la question de l'inconscient qui serait une partie de l’esprit humain. Ici, vous auriez pu écrire que notre esprit est composé de deux parties : la conscience et l’inconscient. L’hypothèse de Freud était également à mettre en avant, notamment à travers l'inconscient comme un ensemble de pulsions refoulées. 

Troisième sujet de dissertation : "Sommes-nous responsables de l’avenir ?"

Ce troisième sujet fait référence aux thèmes suivants du programme : le temps, la nature et le devoir. La responsabilité, c’est l’obligation de se porter garant de ses actes, de répondre de ces derniers. 

Par conséquent, le sujet demande si ce qui va se produire dans le futur est de notre fait, nous est imputable, et engage donc l’enjeu de la morale. Vous pouviez donc partir sur la problématique suivante : le futur va-t-il être à l’image de ce qu’on en fait ?

Voici un plan possible pour traiter ce sujet. Commencez par expliquer pourquoi le cours des choses ne dépend pas de nous. En effet, l’homme est le seul être vivant dénué de force naturelle, physique. Il se libère de sa faiblesse par la technique, sa rationalité et son ingéniosité. De plus, l’homme s’adapte constamment à la technique et à son environnement. L’adaptation est d’ailleurs le maître mot pour pouvoir perdurer et permettre à l’espèce de résister au temps. L’homme utilise donc son esprit et cherche des solutions pour répondre aux problèmes rencontrés. 

Vous pouviez axer la deuxième partie de votre plan sur l’idée que notre puissance technique est devenue telle que l’homme contemporain a des impacts sur le monde. En tant qu’être de culture, l’homme est capable de travailler la nature, et notamment en utilisant les techniques mises en œuvre, réfléchies, étudiées. De plus, la nature soumet l'homme à des phénomènes, des lois naturelles et des causalités particulières comme les phénomènes météorologiques, la loi de la gravité.

Votre troisième partie pouvait être axée sur le fait que le principe de responsabilité est ce qui doit nous guider dans nos actions présentes, mais aussi futures. L’homme prend la mesure de la nature par la technique. Il la prévoit, la déjoue et s’y adapte. Comme le dit Descartes, nous ne pouvons être maîtres et possesseurs de la nature sans croire que nous ne pourrions la mettre en péril. Cette idée est à associer avec le fait que l’homme est le fruit d’une évolution naturelle avant tout, comme l’ont démontré Darwin et de nombreux scientifiques. Si l’homme se libère trop de la nature au point de penser pouvoir s’en passer, il la met en péril et se met en péril lui-même.

Le commentaire de texte, dernier sujet de l’épreuve

L’explication de texte portait sur un extrait de l’ouvrage De la Division du travail social (1893) de Durkheim, un sujet plutôt difficile à traiter. Pour pouvoir réaliser au mieux cette explication de texte, vous deviez faire appel aux notions de morale et de société (et indirectement les notions de devoir).

Vous pouviez utiliser la problématique suivante afin de commenter ce texte : Quelle place doit avoir la morale dans la société ? Les enjeux ici étaient de définir la morale et la société

En première partie de votre réflexion, il fallait traiter la nécessité de la morale en société et la présenter comme la colonne vertébrale de celle-ci. En effet, Durkheim explique que si on change la morale d’une société, il y a des risques de bouleversement. Mais la morale a-t-elle un développement indéfini ? 

En seconde partie, il était nécessaire de définir le devoir moral. Durkheim, dans cette seconde partie du texte, tente de définir ce qu’est le devoir moral et l’étendue de celui-ci. Cependant, ce devoir est limité par "les autres exigences de notre nature". 

En dernière partie, il fallait démontrer qu’il existe une limite pour le devoir et la morale. Selon Durkheim, la morale est nécessaire, voire impérative. Certaines actions humaines peuvent échapper à la morale. Dans certains cas, la morale serait nuisible pour les fonctions vitales et le développement de l’homme et de la société.

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