2 min de lecture Attentats à Paris

Attentats à Paris : les indices qui laissaient présager d'une attaque dans une salle de spectacle

Un ex-jihadiste français, entendu par la Direction générale de la sécurité intérieure en juillet dernier, avait prévenu qu'une salle de spectacle faisait partie des cibles de l'État islamique.

Le Bataclan après les attentats du 13 novembre 2015.
Le Bataclan après les attentats du 13 novembre 2015. Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
Julien Quelen
Julien Quelen
Journaliste RTL

La question d'éventuelles failles au sein des services de renseignements sont actuellement mises en avant, Le Parisien révèle ce mardi 17 novembre que la sécurité intérieure était avertie d'un potentiel attentat dans une salle de spectacle. Reda Hame, un jeune français parti en Syrie, suivi et entendu par les autorités, avait avoué plusieurs cibles de l'État islamique lors de son interrogatoire.

Alertée sur son parcours par les services antiterroristes espagnols, qui avaient incarcéré un jihadiste l'ayant côtoyé en Syrie en mai 2015, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a donc filé Reda Hame avant de décider de le placer en garde-à-vue. Lors de son audition, le Français révèle s'être rendu en Syrie pour y suivre une formation au cours de laquelle il se blesse. Dès lors, un cadre de l'État islamique lui indique qu'il doit, sous peine d'être exécuté, commettre un attentat en France. Après avoir précisé l'abandon du projet, l'homme ajoute plusieurs cibles prises par Daesh, dont une salle de spectacle.

Le nom d'Abdelhamid Abaaoud cité

Un témoignage d'autant plus intéressant pour la DGSI que Reda Hame indique également le nom du cadre de Daesh en questionAbdelhamid Abaaoud, qu'il désigne sous le nom de guerre de Abou Omar, présenté aujourd'hui comme le commanditaire des attentats de Paris. Selon les dires de Reda Hame, le jihadiste travaillerait désormais au sein de l'EMNI (la sécurité intérieure de l'État islamique, ndlr), qui s'occupe notamment d'envoyer des espions en Europe.

Mis en examen et placé en détention, Reda Hame intéresse donc particulièrement les enquêteurs, qui selon une source proche du dossier citée par Le Parisien, accordent un crédit sérieux à ses déclarations. Force est de constater que les dires de l'ex-jihadiste ont donc en partie été corroborés par les faits de ce vendredi 13 novembre, où le Bataclan a été la cible d'une terrible attaque faisant plusieurs dizaines de morts. Si les "autres cibles" n'ont pas été citées, les terroristes ont également sévi dans plusieurs lieux de la capitale. Une réalité qui, là encore, rappellent les informations délivrées par Reda Hame.

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"J'ai des informations pour empêcher des attentats en Belgique et en France", avait-il déclaré, réclamant "des garanties" pour s'étendre par ailleurs sur les techniques de l'État islamique mises en place pour recruter et entre en Europe.

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