1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Attentats à Paris : l'Euro 2016, un rendez-vous à haut risque
2 min de lecture

Attentats à Paris : l'Euro 2016, un rendez-vous à haut risque

REPLAY - Les attentats du 13 novembre posent forcément la question de la sécurité des grands événements. Le Championnat d'Europe des nations, qui aura lieu en France en juin prochain, en fait partie.

Rémi Sulmont
Rémi Sulmont
Attentats à Paris : l'Euro 2016, un rendez-vous à haut risque
02:47
Loïc Farge
Loïc Farge

Dans sept mois, la France accueillera le Championnat d'Europe des nations qui est considéré comme le troisième événement sportif mondial. Ce qui s'est passé au Stade de France le 13 novembre va changer la donne. Depuis, les organisateurs de l'Euro 2016 cherchent à reconstituer le scénario des attaques autour de l'enceinte sportive. Les trois kamikazes avaient été programmés pour faire un carnage.

Que s'est-il passé ? Le groupe a-t-il rejoint les lieux dans une voiture (on ne l'a  pas retrouvée) ? Étaient-ils en retard à cause des embouteillages d'avant-match ? Quand voulaient-ils frapper ? Pensaient-ils pouvoir pénétrer dans le stade avec leur ceinture d'explosifs et échapper aux palpations de sécurité ? L'un deux avait-il un billet (cela n'est pas établi).

Les rendez-vous sportifs sont une cible

Pour l'instant, personne ne comprend pourquoi les trois hommes sont morts dans l'exposition de leur ceinture piégée en faisant des blessés, mais emportant une seule vie. "On ne sait pas grand chose, sauf que le dispositif de sécurité du stade a montré qu'il était efficace", se félicite l'un des hauts des organisateurs de l'Euro. Si un kamikaze était entré dans l'enceinte la question de l'organisation de l'Euro 2016 en France se poserait aujourd'hui dans bien d'autres termes.

L'UEFA a dit qu'elle maintenait sa confiance envers le comité d'organisation français de l'Euro. Le tournoi est devenu une cible pour les terroristes ? Après la COP21, ce sera le grand événement à risque sur l'agenda français. On le sait depuis les JO d'Atlanta en 1996, on l'a vu lors du marathon de Boston en 2013 : les rendez-vous sportifs sont dans la liste des cibles, parce que l'écho médiatique est assuré.

À lire aussi

L'ex-commissaire Roger Marion le dit. Comme il est impossible de reculer et renoncer à organiser de tels événements, il nous faut accepter une prise de risque. "Lorsque vous avez de grands événements - sportifs, culturels, politiques ou autres -, vous avez un risque. Dans tout dispositif il y a toujours des failles, toujours un point faible. Il faut surenchérir au niveau du dispositif de sécurité", explique-t-il.

Besoin de fonds supplémentaires

Surenchérir, cela signifie que cela va coûter plus cher. Londres, frappée par des attentats en 2005, a dépensé 2 milliards d'euros. C'est huit fois plus que le budget initial pour assurer la sécurité de ses Jeux olympiques 2012. Pour l'Euro 2016, il y a aura 51 matchs. Le tournoi devrait faire venir 5 à 8 millions de personnes. Il y a la sécurité des dix stades à assurer, des ces camps de bases pour 24 équipes, mais aussi des "fans zones" (des rassemblements autour des écrans géants).

C'est la sécurité de ces lieux qui posent le plus de question aujourd'hui. Il est prévu de créer des espaces clos et de faire des fouilles. Mais cela coûte très cher en personnel, et les mairies disent ne pas avoir les moyens. "Les attaques de vendredi pourraient permettre de débloquer plus facilement les fonds que l'on réclame", nous a dit un des acteurs du dossier.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

pub
pub
pub
pub
En Direct
/