2 min de lecture Attentats à Paris

Attentats à Paris : après le suicide d'un rescapé, sa famille sort du silence

La famille de Guillaume, qui s'est donné la mort deux ans après le terrible concert au Bataclan, assure qu'il était suivi psychologiquement et soutenu par ses proches.

La devanture du Bataclan où 89 personnes ont été tuées lors de la prise d'otages le 13 novembre 2015
La devanture du Bataclan où 89 personnes ont été tuées lors de la prise d'otages le 13 novembre 2015 Crédit : JOEL SAGET / AFP
ClaireGaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

Le 13 novembre 2015, Guillaume se trouvait au Bataclan pour profiter du concert des Eagles of Death Metal. S'il a survécu aux balles des jihadistes, il a décidé de se donner la mort deux ans plus tard. À 31 ans, ce dernier a mis fin à ses jours dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 novembre.

L'information a été annoncée par l'association de victimes 13onze15 - Fraternité et vérité. Dans le communiqué publié le 24 novembre sur Facebook, elle explique ainsi que Guillaume "n'avait souhaité se faire aider ni par sa famille, ni par l'une des associations de victimes, ni par les psychologues qu'il a rencontrés". "Il voulait rester seul", affirme-t-elle.

Une annonce qui ne plaît guère à la famille. Si le premier message a été modifié le lendemain assurant que le jeune trentenaire était "suivi par un psychiatre et un psychologue", le rejet de sa famille et des associations est toujours mentionné.

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La seule chose que mon frère ait refusé, c'est d'adhérer à une association de victimes

Le frère de Guillaume, mort deux ans après le Bataclan
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Contacté par Le Huffington Post, le frère de Guillaume est sorti de son silence. "Cette phrase a été reprise dans de nombreux médias, c'est dur pour mes parents, mon autre frère et moi, pour tout le monde. Nous avons été là depuis le début pour Guillaume", assure-t-il. Et de poursuivre : "Nous l'avons accompagné à l'hôpital le lendemain de l'attentat pour l'aider à sa prise en charge médicale. Pareil lorsqu'il a rechuté en septembre. Nous étions proches de lui. Bien sûr, c'était un adulte, il en disait sûrement plus à sa thérapeute qu'à nous, mais cela ne signifie pas qu'il refusait l'aide de sa famille."

Décidant de rester anonyme, ce dernier assure que son frère "a bien été suivi médicalement et soutenu par sa famille depuis deux ans". "La seule chose que mon frère ait clairement refusé, c'est d'adhérer à une association de victimes. Je crois qu'il ne voulait pas se retrouver avec les autres victimes, c'était trop dur pour lui", précise-t-il dans les colonnes du média.

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La famille de Guillaume, qui s'est donné la mort deux ans après le terrible concert au Bataclan, assure qu'il était suivi psychologiquement et soutenu par ses proches.
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