2 min de lecture Attentat à Nice

Attentat à Nice : "Épuisé", "ras-le-bol", "ça suffit"... Les Français s'indignent d'une nouvelle attaque sur leur sol

Quelques heures après l'attentat meurtrier perpétré dans la ville de Nice au soir du 14 juillet, la colère des internautes se mêle à la tristesse.

Sur les réseaux sociaux, une image circule qui exprime le ras-le-bol des citoyens du monde entier.
Sur les réseaux sociaux, une image circule qui exprime le ras-le-bol des citoyens du monde entier. Crédit : Twitter / @karlvanhoey
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
Journaliste

"Pas encore." La réaction de nombreux Français, ce 15 juillet au réveil, se retrouve sur les réseaux sociaux. "Plus jamais ça" exprimaient certains après un 13 novembre traumatisant. Avec les attaques perpétrées à Bruxelles, Istanbul et Ankara, leur vœu n'a pas résisté longtemps au terrorisme. Jeudi 14 juillet, la France a été à nouveau frappée. Peu après le traditionnel feu d'artifice de la fête nationale, un camion a foncé dans la foule à Nice, sur la promenade des Anglais

Le bilan provisoire fait état de 84 morts et plusieurs dizaines de blessés, dont une quinzaine de victimes en état d'urgence absolue. Sur les réseaux sociaux, les hommages affluent, et dans le flot d'émotion, un sentiment général d'épuisement se dégage. Sur Twitter, le hashtag "épuisé" est massivement repris. "Ras-le-bol", "stop", "ça suffit", expriment d'autres.

Dans le même temps, des internautes listent la variété des professions, religions et communautés ciblées par les attaques terroristes et réagissent à l'annonce de la nouvelle selon laquelle plus d'une dizaine d'enfants feraient partie des victimes.

Comme au lendemain du 13 novembre, la tristesse s'exprime face à la disparition d'anonymes qui faisaient simplement la fête en famille ou entre amis.

À lire aussi
Deux ans après l'attentat sur la Prom', un feu d'artifice a de nouveau été tiré à Nice 14 juillet
14 juillet : premier feu d'artifice à Nice depuis l'attentat meurtrier de 2016

Dans l'émotion générale, les interrogations et de la colère commencent à jaillir. Quand certains critiquent des mesures inefficaces prises par le gouvernement dans la lutte contre le terrorisme, d'autres critiquent la décision de François Hollande, annoncée dans la nuit, d'intensifier les frappes contre l'État islamique en Irak et en Syrie.

À quelques heures du drame, l'effroi et la tristesse dominent. "Pour l'instant, l'heure est au deuil", rappelait le président de la métropole niçoise Christian Estrosi ce 15 juillet au matin, au micro de RTL. Ce dernier, comme d'autres, évoque, "une colère qui monte" et attend, déjà, "des réponses très claires" de la part d'un gouvernement qui, plus que jamais, peine à faire démonstration de sa force sécuritaire face à un ennemi imprévisible.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Attentat à Nice France Réseaux sociaux
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants