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Après qu'il soit ou après qu'il est ? Ne commettez plus la faute

L’usage du subjonctif en français demande une grande subtilité. On apprend à l’école que c’est un mode qui permet d’exprimer un souhait, un doute, une action qui ne s’est pas encore produite... Et qu’il est introduit par la conjonction "que". Tout ça ne suffit pas toujours pour s’en sortir.

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Après qu'il soit ou après qu'il est ? Ne commettez plus la faute Crédit Image : MYCHELE DANIAU / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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On dit parfois que le subjonctif est le mode de l’incertitude. C'est vrai, et à double titre puisqu’il sert à l’exprimer mais aussi parce qu’il nous laisse souvent… incertains.
Commençons par un petit jeu. Choisissez les phrases correctes parmi celles que je vous propose ci-dessous : 

J’ai mangé tout le chocolat après qu’elle est partie.
J’ai mangé tout le chocolat après qu’elle soit partie.  
Je mangerai tout le chocolat après qu’elle sera partie.  
Je mangeai tout le chocolat après qu’elle fut partie.  
Je mangeai tout le chocolat après qu’elle fût partie.  

Vous l’aurez compris, je m’attaque aujourd’hui aux propositions introduites par la locution conjonctive "après que". Très fréquente, elle est pourtant souvent la cause d'erreurs de mode. Je ne parle pas de faute de goût - encore que - mais bien d'erreurs de conjugaison.
 
Je m'explique : on entend très souvent, on lit parfois "après qu’elle soit venue", ou "après qu’il ait fait quelque chose"… Or, très logiquement, après que n’appelle pas le subjonctif car si l’action se passe après quelque chose, elle est certaine, c’est fait, c’est sûr ! Il faut dire : "Après qu’elle est venue" ou "après qu’il a fait quelque chose". 

Après que : une locution courante mais piégeuse.

L’Académie française a planché sur l’affaire. Et le verdict est sévère : "avant que" implique l'idée d'éventualité alors que "après que" induit la notion d'une action déjà accomplie. Écrire "après qu'il ait" constitue non seulement une faute de conjugaison mais aussi un non-sens puisque l’événement n’a rien d’hypothétique. Il réclame donc un mode qui reflète une circonstance avérée : l’indicatif.

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Sachant tout cela, vous pouvez maintenant choisir les réponses a, c et d, dans lesquelles les deuxièmes verbes sont respectivement conjugués au passé composé de l’indicatif, au futur antérieur de l’indicatif et au passé antérieur de l’indicatif… Les propositions b et e elles, sont au subjonctif. On n'en veut pas ici ! 

Mais pourquoi se trompe-t-on si souvent ?

Cette erreur s’explique probablement par la proximité de la locution "avant que". Celle-ci implique le subjonctif puisqu'elle introduit une action qui ne s’est pas encore produite, qui est incertaine par définition. On dirait donc "je mangerai tout le chocolat avant qu'elle ne revienne", avec un joli "ne" explétif en prime. 

Je vous livre ma petite astuce de maîtresse d'école: si vous hésitez, préférez l'emploi d'un groupe nominal. ce qui donnerait pour notre phrase a : "J’ai mangé tout le chocolat après son départ". Et hop ! Ni vue ni connue, la pirouette est parfaite. 

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