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Alain Duhamel : "Face à Daesh, renforcer l'état d'urgence est plus rassurant qu'inquiétant"

REPLAY - L’exécutif veut modifier la Constitution pour permettre de prolonger certaines mesures exceptionnelles six mois après la fin de l'état d'urgence.

Alain Duhamel
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Crédit : Damien Rigondeaud
Alain Duhmael : "Face à Daesh, renforcer l'état d'urgence est plus rassurant qu'inquiétant"
03:24
Alain Duhamel

François Hollande souhaite inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, à travers un projet de loi “de protection de la Nation”. Certains craignent déjà des mesures liberticides.

Ce n’est pas le cas d’Alain Duhamel pour qui cette résolution “se veut plus rassurante qu’inquiétante”. Comme le souligne l’éditorialiste, "Daesh est une menace, un terrorisme disposant d’un territoire, de ressources financières énormes et de combattants aguerris. En face de cela, si on se donne de nouvelles mesures, si on renforce les moyens de la police en matière de perquisition, d’assignation à résidence ou d’écoutes, cela reste raisonnable” juge-t-il, avant de préciser que “cela n’est pas la fin d’un état de droit”. 

Devant Daesh, il vaut mieux être réaliste qu’angélique

Alain Duhamel

Le Conseil d’État examinera le texte, les parlementaires auront la possibilité de voter et d’en surveiller la mise en oeuvre. “Devant Daesh, il vaut mieux être réaliste qu’angélique”. La proposition du président de déchoir la nationalité française fait encore débat. Une mesure presque sans intérêt, aux yeux de l’éditorialiste. “Sur le plan juridique, c’est contraire au droit du sol, sur le plan pratique, cela concerne une poignées de jihadistes”. Alain Duhamel s’interroge alors : “au nom de quoi peut on imaginer que déchoir des jihadistes d’une nationalité française qu’ils détestent pourraient les arrêter ?”.
Cette révision de la Constitution pourrait être votée, même si tout dépend “du climat sécuritaire et politique”. L’éditorialiste juge que “le score du Front National pourrait impliquer une pression psychologique terrible”. Si à droite, beaucoup n’ont pas envie de voter une révision constitutionnelle car cela représenterait un point important pour François Hollande, certains à gauche rechignent également. Mais qui prendrait le risque de ne pas agir ?

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