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Agriculture : les Français vont être consultés pendant trois mois

La Commission nationale du débat public va lancer une vaste consultation publique portant sur l'agriculture, l'alimentation et l'utilisation des fonds européens de la politique agricole, qui s'étalera de mars à fin mai.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. Crédit : Philippe HUGUEN / AFP
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Benoît Collet et AFP

De mars à fin mai 2020, les Français vont pouvoir donner leur avis sur les orientations de la politique agricole européenne. Ce débat public, baptisé "imPACtons", sera organisé par la Commission nationale du débat public, organisatrice du Grand débat national, selon des modalités qui seront annoncées le 23 février lors d'une conférence de presse au Salon de l'Agriculture à Paris.                    

La Commission nationale organisera des grands débats dans 30 à 40 villes, pilotés par la chercheuse Hilaria Cesario. "Ils seront ouverts à tous les citoyens, mais, en plus, chaque élu ou chaque citoyen pourra à son tour organiser des débats locaux qui seront pris en compte dans le processus", a indiqué une porte-parole. 

Cette consultation répond à une demande de la Commission européenne qui souhaite que chaque État membre élabore son propre plan stratégique national pour fixer ses priorités et ses choix dans l'affectation des subventions agricoles lors de la période 2021-2027. Les conclusions de cette consultation seront condensées dans un rapport qui devra être remis avant septembre à Bruxelles

La PAC au centre des débats

Les subventions de la politique agricole commune (PAC) sont un enjeu stratégique pour la France, qui est le pays de l'Union qui en reçoit le plus, 9 milliards d'euros par an. Certaines voix s'élèvent du côté des écologistes notamment, pour critiquer une PAC qui favoriserait le développement de l'agriculture intensive alors qu'elle pourrait être davantage utilisée pour lutter contre le réchauffement climatique

La montée actuelle des tensions entre urbains et agriculteurs est souvent liée à ces sujets, comme le montrent les vifs débats et accrochages sur l'instauration de zones de non traitement (ZNT) pour réduire les pesticides. "Le débat peut aussi permettre de lutter contre l'agribashing", espère-t-on au ministère de l'Agriculture.

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