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Agence de la langue française : "Il n'y a pas de marchandage", se défend Thierry Lepaon

INVITÉ RTL - Chargé par le gouvernement de créer la future Agence de la langue française, l'ancien leader de la CGT se défend de tout "recasage".

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Agence de la langue française : "Il n'y a pas de marchandage", se défend Thierry Lepaon Crédit Image : AFP / BERTRAND GUAY | Crédit Média : Jérôme FLorin | Durée : | Date : La page de l'émission
James Abbott
James Abbott
et Jérôme Florin

Accusé par l'opposition de relancer sa carrière grâce à l'aide du gouvernement, Thierry Lepaon a été chargé ces derniers jours de créer la future Agence de la langue française. Cet organisme est censé aider les citoyens qui ont des difficultés avec la langue française. Invité de RTL ce mardi 2 août, l'ancien secrétaire général de la CGT, qui a démissionné en 2015 à la suite de la révélation de l'affaire de la restauration onéreuse de son bureau et de son appartement de fonction, estime que cette nomination est une "chance" et regrette les petites phrases de Valérie Debord (Les Républicains).

"J'ai la chance d'avoir obtenu une mission du Premier ministre pour travailler sur un sujet qui me passionne depuis des années, souligne-t-il. Il y a 2 millions de Français en situation d'illétrisme. Au total, il s'agit de réconcilier 6 millions de Français (avec la langue, ndlr)". Il poursuit en affirmant qu'il n'y a pas eu de "marchandage dans cette histoire". "S'il suffisait de trouver un job à Thierry Lepaon pour acheter la paix sociale je pense qu'il y a longtemps qu'ils l'auraient fait, ils l'auraient fait avant que la loi El Khomri soit débattue à l'Assemblée nationale".

C'est un vrai travail. J'aurai une indemnité pour pouvoir vivre

Thierry Lepaon
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En revanche, une autre agence nationale de la lutte contre l'illettrisme existe déjà, présidée par une femme qui travaille bénévolement, alors que Thierry Lepaon sera rémunéré. "C'est un vrai travail, justifie-t-il. J'aurai une indemnité pour pouvoir vivre." L'ancien leader de la CGT ne veut en revanche pas encore dévoiler le montant de cette indemnité avant qu'elle ne soit publiée au Journal officiel.

Il a également répondu vivement à Valérie Debord (Les Républicains) qui est montée au créneau contre Thierry Lepaon pendant que ses détracteurs évoquent un "recasage". "J'ai vu qu'elle avait parlé de république bananière. Quand on appartient au parti Les Républicains on pourrait avoir un peu de modestie sur la question. Elle ne trouve rien à dire sur les six millions de personnes qui sont en difficulté avec notre langue."

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