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"Ça gâche l’ambiance" : comment le Salon de l'agriculture tente d'inciter a une consommation d'alcool raisonnable

Une altercation violente, dimanche 22 février, a relancé la question des débordements au Salon de l’agriculture. Quinze personnes ont été placées en garde à vue après une bagarre déclenchée par un crachat sur un stand de nougat. Face à ces incidents, les organisateurs renforcent leur dispositif pour encourager une consommation d’alcool plus responsable et éviter que la fête ne dégénère.

Le Salon de l'agriculture, le 21 février 2026

Crédit : Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Comment les organisateurs du Salon de l'agriculture tentent d'inciter a une consommation raisonnable d'alcool

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Samuel Goldschmidt

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Tout est parti d’un crachat visant un stand de nougat le dimanche 22 février. Un employé qui proteste est frappé, des couteaux sont exhibés, et les forces de l’ordre intervenues pour calmer la situation reçoivent elles aussi des coups. Au total, quinze personnes ont été placées en garde à vue.

Les organisateurs ont condamné immédiatement les faits avec "la plus grande fermeté". Mais au-delà de cet épisode, c’est un problème plus large qui est pointé : celui des incivilités liées à l’alcool dans les allées du salon.

"Ça gâche l’ambiance, ça fait fuir les clients" et "ça nuit à l'image du salon"

De notoriété publique, certains visiteurs viennent aussi pour déguster, et parfois bien davantage. Les exposants le constatent chaque année. "Ils se font plaisir. C’est un peu comme la feria de Paris. Après, il faut faire attention parce qu’il y a beaucoup de gens qui font des mélanges. Les vins, les alcools, les bières, tout mélangé, ça peut faire des problèmes", a confié un agriculteur au micro de RTL.

Ce week-end, l’espace dédié à l’histoire des vins de Bourgogne a même dû fermer plus tôt que prévu face à une foule jugée trop agitée. "Ça gâche l’ambiance, ça fait fuir les clients quand ils voient le brouhaha, la cohue, et quelquefois la bagarre. Ça nuit à l’image du salon", a regretté un autre exposant. Il a également souligné la présence accrue de CRS le samedi 21 février dans l'après-midi et en soirée pour prévenir les débordements, alors que "la semaine, on est un peu plus tranquille". 

Prévention et éthylotests en libre accès

Pour la première fois cette année, la police nationale tient un stand de prévention dans le hall le plus concerné par les dégustations. Jean-François Daïdet, de l’unité éducation routière, y a installé un éthylotest accessible à tous. 

"Cet éthylotest permet aux visiteurs de se contrôler et de vérifier leur alcoolémie. L’idée, c’est de prendre conscience qu’on peut boire de façon moins déraisonnée, tout en gardant un bon comportement et en sachant comment on rentre" a-t-il expliqué. Des fontaines à eau ont également été installées, accompagnées de messages clairs invitant les visiteurs à lever le pied et à s’hydrater.

Les chiffres semblent montrer une amélioration. En 2023, année noire, 82 comas éthyliques avaient été recensés sur le salon. L’année suivante, aucun cas n’a été signalé. Pour les organisateurs, le message est simple : avec moins d’excès, la fête peut rester populaire sans basculer dans la violence.

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