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Guy Drut
Crédit : OZAN KOSE / AFP
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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé, ce lundi 23 février, à laisser de côté les "persifleurs" qui président un échec des Jeux olympiques d'hiver 2030 dans les Alpes françaises.
Le locataire de Matignon a enjoint tous les organisateurs à se mettre au travail. "Tout le monde à son poste de combat et tirons tous (...) dans le même sens pour y arriver en 2030", a-t-il lancé lors d'une cérémonie organisée à Albertville (Savoie) pour l'arrivée du drapeau olympique et le retour des champions français de Milan-Cortina.
Cet appel intervient alors que le comité d'organisation des JO 2030 traverse une crise de gouvernance, avec plusieurs départs en série. Malgré cela, le chef du gouvernement a affiché son optimisme : "À chaque fois, on a les mêmes mauvais coucheurs, à chaque fois on a les mêmes qui viennent réintroduire le doute, 'On n’y arrivera pas', etc., et pourtant, à chaque fois, on y arrive", a-t-il estimé lors de son allocution.
Dans ce contexte, Guy Drut, ancien champion olympique et président d'honneur du sport français, s'est exprimé, dans RTL Soir, sur la situation du comité et sur la place d'Edgar Grospiron, président du comité d'organisation.
Selon lui, Edgar Grospiron doit endosser pleinement son rôle de chef. "Il faut que ce soit un véritable chef et qu'il dise les choses". Ce qu'il n'a pas fait jusqu'à présent ? "Pas suffisamment", a-t-il souligné.
Au micro de RTL, Guy Drut rappelle également le parcours de la candidature française, qui visait initialement les Jeux de 2034 ou de 2038 : "Peut-être y a-t-il eu un peu de précipitation au départ alors que tout était prêt pour travailler calmement. C'est là que je dis qu'Edgar doit faire preuve d'un peu plus d'autorité".
L'ancien sportif insiste sur la complexité du projet : "Organiser ces Jeux sur 30.000 kilomètres carrés sera très difficile. Le modèle a complètement changé, et comme je l'avais dit dès 2021, nous n'aurons plus les mêmes Jeux qu'auparavant".
Questionné sur le président Edgar Grospiron et s'il ne faisait pas les frais d'avoir été un choix par défaut (Martin Fourcade était le premier choix), l'ancien sportif l'assure : "Martin Fourcade est un type extraordinaire, mais il ne faisait pas l'unanimité parmi toutes les parties prenantes. Il a donc compris qu'il ne fallait pas insister. Aujourd'hui, c’est Edgar Grospiron qui doit réussir. J'ai toute confiance en lui, mais il faut arrêter de rêver : on n'est plus en période de candidature".
À propos du calendrier, Guy Drut se montre rassurant : "Quatre ans, ce n'est pas large, mais on peut le faire. 'La montagne est belle' disait Jean Ferrat
et, même si des moyens techniques comme la neige de culture sont nécessaires pour rendre le projet durable, il est possible d'y parvenir. Il faut d'abord identifier les problèmes, puis les résoudre collectivement, et enfin responsabiliser les acteurs pour appliquer ces décisions".
Enfin, il reconnaît une faiblesse dans l'organisation des sites de compétition : "Ce n'est pas un défaut, c'est une faiblesse. Le CIO est très présent et nous aide beaucoup. La carte des sites commence à se préciser : Nice pour la glace, Briançon, Courchevel, Val d’Isère et la Clusaz en Haute-Savoie. Le problème sera le transport, avec des trajets entre 2,5 et 6 heures minimum".
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