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Macron au Salon de l'agriculture : le chef de l'État se dit "prêt à tenir une réunion intersyndicale"

Le Salon de l'agriculture s'ouvre ce samedi 21 février avec la visite d'Emmanuel Macron. Après un traditionnel petit-déjeuner, le chef de l'État procèdera à l'inauguration officielle puis à une déambulation du chef de l'État dans les travées du parc des expositions.

Emmanuel Macron au Salon de l'agriculture, le 21 février 2026

Crédit : Aurelien Morissard / POOL / AFP

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Le point sur la situation
  • Emmanuel Macron inaugure, ce samedi, le Salon de l'agriculture 2026. Après un petit-déjeuner autour d'acteurs du secteur, le chef de l'État déambulera dans les travées du parc des expositions.
  • Pour la première fois depuis la création du Salon de l'agriculture, les bovins seront absents. les organismes de sélection des races ayant décidé "par précaution et par solidarité" avec les éleveurs touchés par la dermatose de ne pas présenter leurs animaux.
  • La Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, a dit son intention de boycotter l'inauguration par Emmanuel Macron, à qui le secrétaire général du syndicat "déconseille" même toute tentative d'approche de son stand.
  • L'organisation ne prévoit pas de mobilisation, mais "il peut y avoir des agriculteurs qui lui manifestent leur colère, de manière pacifique", selon son secrétaire général.
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EMMANUEL MACRON A QUITTÉ LE SALON

Le président de la République a quitté le Salon de l'agriculture vers 20h30. Emmanuel Macron est arrivé ce matin, vers 8h30, sur place pour inaugurer la 62e édition du Salon. 

C'est désormais la fin de ce direct, merci de l'avoir suivi. 

Emmanuel Macron auprès des éleveurs

Dans l'après-midi, le président a écouté les doléances des éleveurs et soutenu les filières de la volaille, des œufs et du porc dans leurs demandes de simplification pour la construction de nouveaux bâtiments afin d'assurer "la souveraineté alimentaire".


"On peut pas mettre plus de temps à faire un poulailler qu'on a pris à rénover Notre-Dame", a déclaré Emmanuel Macron en écho aux demandes de la FNSEA qui veut, pour installer des élevages, une loi d'exception sur le modèle de celle qui a permis de reconstruire la cathédrale parisienne.

"Il nous a promis une énième réunion"

"Il nous a promis une énième réunion à l'Élysée avec les autres syndicats et les filières. Mais, ça fait deux ans qu'on porte les mêmes choses, il a juste à les mettre en application", a déploré Bertrand Venteau à la sortie du rendez-vous.

Emmanuel macron a rencontré la coordination rurale

La Coordination rurale, dont l'ascension ébranle l'hégémonie de la FNSEA, a finalement ouvert la porte à une rencontre commune avec "tous les syndicats" même si elle refuse de "s'afficher" avec Emmanuel Macron sur un "salon de la souffrance" agricole.


L'Elysée a finalement annoncé en milieu de matinée une rencontre entre le président de la CR Bertrand Venteau et Emmanuel Macron, sans les autres syndicats et avec José Pérez, président de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne, fief historique du syndicat dans le Sud-Ouest particulièrement adepte des actions coup de poing.

"On est en train complètement de crever la gueule ouverte", dénonce la co-présidente de la Coordination rurale

Karine Duc, co-présidente de la Coordination rurale, a pris la parole devant les médias au Salon de l'agriculture. Elle a attaqué Emmanuel Macron.


"Ça suffit d’avoir des gens qui sont à la tête du pays, qui n’en ont strictement rien à faire, qui sont là pour la place, qui se planquent, qui profitent de nous et qui derrière n’en ont rien à faire nous. On est en train complètement de crever la gueule ouverte. Ce gars [Emmanuel Macron], il faut le huer à chaque fois que vous le voyez. C’est une catastrophe cet homme, il faut qu’il dégage", a-t-elle dénoncé.

Emmanuel macron interpelé par des agriculteurs de la coordination rurale

Le président de la République a été interpelé par des membres de la Coordination rurale, coiffés de leurs bonnets jaunes. Ces derniers ont brandit des pancartes où on peut lire différents slogans : "Loi d'urgence : pour Macron il est urgent d'attendre", "Sans solution, pas de Salon pour Macron", "Stop à l'écologie punitive".

Le syndicat agricole a rencontré le chef de l'État plus tôt dans la matinée.

"on nous tient éloignés", regrette le président de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne

José Pérez a participé à la rencontre entre Emmanuel et Macron et le président de la Coordination rurale ce matin. Après le rendez-vous, a lui pris la tête d'un groupe de "bonnets jaunes" avec des pancartes pour manifester dans le hall et demander un rendez-vous avec M. Macron et tous les syndicats "dès ce soir", "cette nuit s'il le faut". 
"Les agriculteurs attendaient de ce salon des réponses. Là, il n'y a pas une vache. Il n'y a plus rien. C'est une honte (...) on nous tient éloignés", a-t-il déclamé devant ses adhérents.

l'agriculture, un secteur victime d'une accumulation de crises

Depuis dix ans, le nombre d'agriculteurs n'a cessé de baisser en France et les crises se sont accumulées. Les tempêtes et les crues qui ont submergé de nombreuses cultures ces derniers jours ont assombri encore plus les esprits des agriculteurs, dont beaucoup n'ont pas la tête à la fête.

Trois hivers de suite, les agriculteurs ont sorti les tracteurs des hangars pour aller manifester dans les villes ou bloquer des autoroutes. En 2024 pour demander du revenu, de la considération et un avenir, en 2025 pour demander la concrétisation des promesses, repoussées par l'instabilité gouvernementale.

En 2026, c'est la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest qui a fait déborder le vase, s'ajoutant aux inquiétudes sur l'accord de libre-échange UE-Mercosur, une balance commerciale agroalimentaire au bord du déficit et des aléas climatiques toujours plus intense

le chef de l'état poursuit sa déambulation dans les travées du salon

Après sa rencontre avec le président de la Coordination rurale, Emmanuel Macron a poursuit sa déambulation dans les travées du Salon de l'agriculture, entouré d'un gros service de sécurité, ce qu'a déploré la co-présidente de la Coordination rurale.

"Ça va être un peu compliqué de faire des actions un peu musclées parce qu'on va être rapidement maîtrisés", avait reconnu plus tôt le secrétaire général de la Coordination rurale, François Walraet, face à l'énorme dispositif de sécurité déployé autour du président. 

"La cause agricole est enterrée", déplore le président de la coordination rurale

Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, s'est entretenu dans la matinée avec Emmanuel Macron. 
"Ce qu’on voulait surtout, c’était une rencontre avec tous les syndicats et lui [Emmanuel Macron, ndlr] pour dire ce qu’on veut pour redresser la France agricole plutôt que de se cacher par médias interposés. Je ne connais pas Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, mais il n’a pas voulu. C’était le temps et le moment de réunir tout le monde. Si Emmanuel Macron avait appelé Arnaud Rousseau et le Confédération paysanne, ils seraient venus c’est obligatoire, indique-t-il au micro de BFMTV avant d'ajouter. La cause agricole est enterrée".

emmanuel macron "prêt à tenir une réunion intersyndicale"

Le Président de la République a dit à la Coordination rurale lors de leur entretien qu’il était prêt à tenir une réunion intersyndicale mais que la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs ne le souhaitaient pas, rapporte l'Élysée.

En revanche, Emmanuel Macron a pris l’engagement de tenir une réunion au Palais de l'Élysée réunissant les Chambres, les syndicats et interprofessions.

"c’est le rôle d’un syndicat d’échanger avec le président de la République", estime Arnaud rousseau, président de la FNSEA

Au micro de BFMTV, Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, est revenu sur le boycott de la Confédération paysanne. 
"C’est bien que tous les syndicats échangent avec les pouvoirs publics. On nous a reproché pendant des années la cogestion, mais c’est le rôle d’un syndicat d’échanger avec le président de la République, avec le gouvernement, avec les parlementaires. Nous on est là pour ça, pour ce qui nous concerne. On a toujours été très clair : c’est des dépositions établies, des revendications qui correspondent à ce que nous demandent le terrain et une vision pour l’agriculture, celle du goût d’entreprendre", a-t-il expliqué.

Emmanuel macron reçoit une délégation de la coordination rurale

L'Élysée a annoncé le rencontre entre le chef de l'État et  le patron de la Coordination rurale (CR), Bertrand Venteau, et le représentant du Lot-et-Garonne José Pérez. Plus tôt dans la matinée, ce dernier avait appelé à un rendez-vous entre les deux parties.

La coordination rurale appelle à un rendez-vous commun entre emmanuel macrone et les syndicats

Pour le président de la CR, ce Salon de l'agriculture est celui "de la souffrance". Il demande la tenue d'un rendez-vous entre les syndicats agricoles et le président de la République.

La Confédération paysanne "boycottera tous les rendez-vous avec Macron"

Le syndicat agricole a refusé d'être présent à l'inauguration du Salon de l'agriculture par Emmanuel Macron, considérant que le président était "responsable" de la crise. Il a par ailleurs annoncé qu'il "boycottera tous les rendez-vous avec Macron". Ce dernier a indiqué que "tous les syndicats sont bienvenus derrière le ruban".

"c’est un moment où l’unanimité doit prévaloir"

La Coordination rurale et la Confédération paysanne ont décidé de boycotter l'inauguration du Salon de l'agriculture par Emmanuel Macron. Mais pour le président de la République, le Salon ne doit pas être "un moment de division". "C’est un moment où on montre la richesse de nos productions, leur diversité. C’est un moment de fierté. Nous sommes à leur disposition et je pense que c’est un moment où l’unanimité doit prévaloir", a-t-il indiqué ajoutant que "tous les syndicats sont bienvenus derrière le ruban".

"produire, préserver et protéger"

Emmanuel Macron a présenté les enjeux et les défis de l'agriculture française et ils se résument en trois mots : produire, préserver et protéger.

"Produire parce que c’est important pour la souveraineté alimentaire que nous défendons, c’est important pour nos territoires, c’est ce qui va conduire à la défense d’une PAC ambitieuse, à simplifier les choses", a-t-il commencé.

"Préserver notre eau, nos sols, notre biodiversité dont ont besoin nos agriculteurs", a-t-il poursuivi. "On a besoin de protéger notre agriculture, on veut que les mêmes règles du jeu s’appliquent à ceux qui veulent importer chez nous, c’est ce qui a justifié notre opposition au Mercosur. On doit protéger notre capacité agricole à produire", a-t-il conclu.

la France est en train de "gagner durablement" le combat contre la dermatose

Pour la première fois dans l'histoire du Salon de l'Agriculture, il n'y aura pas de bovins à cause de l'épidémie de dermatose qui a touché de nombreux élevages à la fin de l'année 2025. Emmanuel Macron a reconnu un "contexte un peu particulier". 

"Par les choix sanitaires, on peut se féliciter d’être en train de gagner durablement contre la dermatose. Depuis le début de l’année, on n’a plus de cas", a-t-il ajouté.

emmanuel macron souligne "l'importance" du salon pour l'agriculture française

Avant de déambuler dans les travées du Salon, Emmanuel Macron a pris brièvement la parole, insistant sur "l'importance" du Salon. "C’est la ferme française qui montre ses produits, qui met à l’honneur la force de notre agriculture, de nos industries agroalimentaires", indique-t-il.

À quoi va ressembler le salon de l'agriculture 2026 ?

Pour cette édition 2026, organisée jusqu'au 1er mars, la part belle sera donc faite aux autres animaux, à l'exception des volailles, absentes depuis plusieurs années en raison de la grippe aviaire. Près de 3.500 animaux sont attendus, dont des mules et des ânes, sans oublier les animaux exotiques comme les lamas et les alpagas, originaires d'Amérique du Sud, ou encore les dromadaires d'Afrique.

Pas de bovins au salon de l'agriculture, une première

Pour la première fois depuis la création du Salon de l'agriculture en 1964, les bovins seront absents, les organismes de sélection des races ayant décidé "par précaution et par solidarité" avec les éleveurs touchés par la dermatose de ne pas présenter leurs animaux.


À la veille de l'ouverture du salon, Annie Genevard a redit qu'elle respectait cette décision. "Il n'y aura pas de boycott du Salon de l'agriculture, le fait qu'il n'y ait pas de bovins résulte plutôt d'une prudence sanitaire que d'une décision politique", a-t-elle ajouté.

"l'accueil risque d'être rude"

Le secrétaire général du deuxième syndicat agricole, François Walraet, "déconseille" à Emmanuel Macron "d'essayer de venir nous voir, l'accueil risque d'être rude", a-t-il indiqué à l'AFP.

Selon lui, l'organisation ne prévoit pas de mobilisation, mais "il peut y avoir des agriculteurs qui lui manifestent leur colère, de manière pacifique", a-t-il ajouté, estimant que "c'est le salon des agriculteurs, surtout pas des politiques".

La coordination rurale boycotte l'inauguration

La Coordination rurale (CR) a dit vendredi son intention de boycotter l'inauguration du Salon de l'agriculture par Emmanuel Macron, à qui le secrétaire général du syndicat "déconseille" même toute tentative d'approche de son stand.


"Dans l'instant, nous ne souhaitons pas être présents au petit-déjeuner en compagnie du président de la République", a indiqué à l'AFP le président de la CR Bertrand Venteau. 

Le président est arrivé au salon de l'agriculture

Trente minutes avant l'ouverture des portes au public, Emmanuel Macron est arrivé au Salon de l'Agriculture.

Emmanuel Macron va inaugurer le salon de l'agriculture

Bienvenue sur ce direct consacré à la visite d'Emmanuel Macron au Salon de l'agriculture qu'il inaugure ce samedi matin dans un contexte de crise notamment symbolisé par l'absence des bovins et des ovins pour lutter contre l'épidémie de dermatose nodulaire.

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