2 min de lecture Technologie

5G et Linky : faut-il avoir peur du progrès ?

DÉBAT - Alors qu'Emmanuel Macron a ironisé sur le "modèle Amish" au sujet des opposants de la 5G, "Les Auditeurs ont la Parole" débat de la question du progrès.

Pascal Praud Les auditeurs ont la parole Pascal Praud iTunes RSS
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Les auditeurs ont la parole du 17 septembre 2020 Crédit Image : M6info | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Les auditeurs ont la parole - Praud
Pascal Praud et Coline Daclin

Les opposants à la 5G veulent-ils le "retour de la lampe à huile" et adopter le "modèle Amish" ? La remarque d'Emmanuel Macron lundi 14 septembre a fait mouche. Alors que la 5G est en débat pour des raisons écologistes notamment, "Les Auditeurs ont la Parole" s'interroge sur les dérives éventuelles du progrès. Le progrès est-il obligatoire et faut-il en avoir peur ? 

Au côté de Pascal Praud, le journaliste Gilles Verdez et Laure de La Raudière, députée Agir-La droite constructive d'Eure-et-Loir, débattent du sujet avec les auditeurs. Pour Gilles Verdez, il vaut mieux "cultiver son jardin". Il dénonce une "course à la technologie qui n'est pas maîtrisée", notamment avec l'imposition du compteur Linky, qu'il décrit comme un "espion dans [sa] maison" et qui "terrorise les gens".

En revanche, pour Laure de La Raudière, ces arguments consistent à "manipuler l'opinion", et le compteur Linky est un instrument pour la transition écologique puisqu'il permet de "mieux gérer sa consommation d'électricité". "Il y a un cadre légal", soutient la députée, qui rappelle que les consommations sont anonymisées.

L'idée de la "décroissance" derrière ?

Au sujet de la 5G, Gilles Verdez évoque la possible nocivité des ondes. "Rien ne prouve que la 5G ne va pas occasionner des dégâts", déclare-t-il. La question mérite d'être posée, et l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) déplore d'ailleurs le manque de données scientifiques sur le sujet. Elle a commandé une expertise qui doit se pencher sur le sujet "d'ici la fin 2021". Mardi 15 septembre, un rapport commandé par le gouvernement concluait quant à lui à une absence de nocivité de la 5G.

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Laure de La Raudière voit derrière l'opposition à la 5G l'idée de "la décroissance", portée par certains écologistes. L'idée : remettre en cause la croissance économique pour protéger l'environnement. 

Pour elle, "la 5G va permettre le développement d'objets connectés qui vont rendre les choses plus efficaces". "L'innovation est sans limite et je trouve qu'elle permet de régler des problèmes de société", ajoute la députée Agir-La droite constructive.

De son côté, Gilles Verdez regrette la "condescendance" des partisans du progrès envers ses opposants, et notamment la petite phrase d'Emmanuel Macron sur "le modèle Amish".

Finalement, la question du progrès est "un débat qui existe depuis la nuit des temps", rappelle Pascal Praud. Un débat qui touche à des sujets très différents, et qui fait aussi appel à des considérations philosophiques. Bref, "le progrès a encore du progrès à faire", conclut le présentateur des "Auditeurs ont la Parole".

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