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2.000 personnes, 600 véhicules, risque d'incendie : ce que l'on sait de la free party dans l'Hérault

Des centaines de personnes sont rassemblées pour une free party sur un terrain situé à une trentaine de kilomètres de Montpellier.

Une free party organisée dans le Cher, le 3 mai 2026

Crédit : Gendarmerie nationale

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Des centaines de personnes sont rassemblées depuis la nuit du vendredi 5 au samedi 6 juin pour une free party sur un terrain situé sur la commune de Claret, à une trentaine de kilomètres de Montpellier, dans l'Hérault, selon une information de l'AFP et confirmée par RTL.  

Selon un vol de reconnaissance par hélicoptère réalisé par la gendarmerie, le nombre de participants a été estimé à 2.000 personnes et 600 véhicules, a indiqué la Préfecture de l'Hérault dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux. 

"Les forces de l'ordre sont pleinement mobilisées pour fermer les accès au site de la rave party, empêcher l'arrivée de nouveaux véhicules et pour procéder aux contrôles de tous les véhicules sortants", prévient la Préfecture. 

Un terrain privé

L'installation de cette free-party s'est déroulée dès 3 heures du matin malgré les dispositions prises la veille par la préfète de l'Hérault, Chantal Mauchet, qui avait déclenché auprès de la gendarmerie, le "plan rave bleu" dans le département pour "suspicion de rave party illégale", avait-elle communiqué.  

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Selon nos informations, il s'agit d'un terrain privé. Le propriétaire a déposé plainte et des points de contrôle ont été installés par les forces de l'ordre à proximité de la zone. Ces derniers soulignent un risque d'incendie à cause de la sécheresse. 

Dans l'Hérault, un arrêté interdit "l'organisation de tout événement de type rave party sur l'ensemble du territoire jusqu'à la fin de l'année 2026". 

Des appels à organiser d'autres free party

À l'appel des collectifs de défense des free parties, une mobilisation avait rassemblé le weekend précédent plusieurs centaines de manifestants à Marseille et Montpellier, notamment, protestant contre le projet de loi Ripost, qui veut durcir leur pénalisation. 
 
D'autres "manifestives" sont prévues partout en France, à Gap, Lille, ou Rennes par exemple, selon les réseaux sociaux des participants. 

Adopté au Sénat, le projet de loi Ripost attend d'être débattu à l'Assemblée nationale. Pour les organisateurs de fêtes, il prévoit une peine de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende, et jusqu'à six mois de prison et 7.500 euros d'amende pour les participants. Le seuil de déclaration obligatoire en préfecture serait abaissé à 250 participants contre 500 actuellement. 

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