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20.000 personnes se sont réunies dans un terrain militaire du Cher, ce vendredi 1er mai.
Crédit : Antoine Decarne / RTL
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"Des fleurs au lieu des armes". Tel est le slogan de la free party nommée "Teknival de Bourges", lancée le vendredi 1er mai sur la commune de Cornusse dans le Cher. Ce samedi 2 mai, près de 20.000 personnes sont rassemblées sur un terrain militaire qualifié de "très dangereux" en raison de la possible présence de munitions non explosées. Selon les organisateurs, l'affluence pourrait atteindre 30.000 participants.
Dans une atmosphère mêlant musique, alcool et effluves de cannabis, les fêtards ne semblent pas préoccupés par les risques. "Je pense qu'il n'y a pas de problème", affirme un participant au micro de RTL. Pour lui, le choix du lieu n'est pas anodin : "On bloque un endroit qui prône une image de guerre".
Un second évoque un moment de communion, avec "des idées", "des valeurs", de 'l'autogestion" et "l'union des différences". La gratuité de l'événement est également un argument central. "C'est aussi pour des gens qui n'ont pas forcément les moyens de faire des choses très chères. C'est gratuit, totalement. Tu viens avec ta bouffe, ce que tu veux consommer", explique un fêtard.
Selon la Préfecture, les forces de l'ordre ont déjà procédé "à 32 verbalisations, en majorité pour détention de stupéfiants, à 26 infractions au Code de la route et à quatre gardes à vue". Des "dégradations des guérites militaires" et "des tags" ont également été constatés par les autorités. Douze personnes "ont d’ores et déjà été prises en charge par les services de secours (blessés légers) dont six transférés au sein du poste médical avancé (PMA)".
Pourtant, le danger est bien réel. Le rassemblement se tient sur le polygone de tir de la Délégation générale de l'armement-techniques terrestres (DGA-TT), un site de 10.000 hectares répartis sur douze communes utilisé depuis 150 ans pour des exercices militaires. "Le risque réel, c'est de trouver des munitions très anciennes qui n'ont pas explosé", rappelle Philippe Lemoyne-Surzur, le préfet du Cher.
Ce dernier a d'ailleurs indiqué "très clairement" qu'il ne fallait "absolument rien creuser, rien ramasser de suspect sur le site". Un centre opérationnel pour coordonner la mise en place d'un dispositif de secours a également été ouvert, notamment pour faire face à de potentiels incendies ou explosions.
Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, présenté sous la forme d'un faux arrêté préfectoral, les organisateurs expliquent vouloir dénoncer une proposition de loi visant à durcir la pénalisation des "rave parties" non déclarées.
Le texte prévoit jusqu'à six mois d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende pour les organisateurs, ainsi qu'une amende de 1.500 euros pour les participants. "Ça me met en colère", confie une des personnes présentes à l'événement. "On est juste des gens qui veulent danser, faire la fête, s'amuser et penser à autre chose". Adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale le 9 avril, la proposition doit encore être examinée par le Sénat.
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