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Laurent Nuñez, le 30 avril 2026
Crédit : Martin LELIEVRE / AFP
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Une free party rassemblant environ 20.000 fêtards dure de depuis le vendredi 1er mai, sur un terrain militaire près de Bourges, présenté comme "très dangereux" par les autorités, dans un contexte de durcissement législatif contre ces rassemblements techno illégaux. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez doit se déplacer ce dimanche 3 mai sur les lieux du teknival illégal dans le Cher. Son arrivée sur place est prévue à 11 heures.
Depuis le début de l'évènement, l'ordre public et les secours rapportent 54 personnes prises en charge par les services de secours, 250 verbalisations pour rassemblement illégal, 75 pour détention de stupéfiants, 150 infractions constatées du Code de la route, 6 pour conduite sous stupéfiants ou alcool ainsi que 4 placements en garde à vue.
Sur RTL, Édith Raquin, la maire de Cornusse, la commune sur laquelle se déroule le teknival, a expliqué qu'il y avait "moins de voitures stationnées" sur le site ce matin. Interrogée sur la venue du ministre de l'Intérieur, l'élue a expliqué qu'elle ferait le point sur la situation avec lui. "Il doit vraiment y avoir une réflexions sur ce terrain militaire en lui-même", a -t-elle ajouté.
Les participants sont installés sur un terrain "très dangereux en raison des munitions non explosées qu'il peut contenir", a assuré à l'AFP le préfet du Cher, Philippe Le Moing Surzur. Les "obus modernes" ne posent pas problème car "c'est nettoyé après chaque campagne de tir". "Par contre, c'est un site qui est utilisé depuis 150 ans et on sait qu'il y a potentiellement des charges d'artillerie anciennes", a-t-il souligné.
Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, présenté sous la forme d'un faux arrêté préfectoral, les organisateurs souhaitent protester notamment contre la proposition de loi 1133 ayant pour but de renforcer la pénalisation des rave-parties non déclarées ou interdites.
Ce texte porté par la députée Horizons Laetitia Saint-Paul, ancienne officier de l'armée, prévoit une peine de six mois d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende pour sanctionner "le fait de contribuer de manière directe ou indirecte à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement" d'une rave-party non déclarée ou interdite.
Actuellement, les organisateurs risquent une contravention à hauteur de 1.500 euros mais il n'existe pas d'infraction spécifique sanctionnant la participation.
Plus d'informations à venir...
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