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"Tous ceux qui sortent seront verbalisés" : sur le site d'une free party dans le Cher, Laurent Nuñez promet que les organisateurs seront poursuivis

Le ministre de l'Intérieur a rappelé le caractère "illégal" de la free party organisée dans le Cher, ce dimanche 3 mai.

Une free party organisée dans le Cher, le 3 mai 2026

Crédit : Gendarmerie nationale

Jérémy Billault & AFP

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De premiers fêtards ont commencé dimanche 2 mai à quitter le champ de tir militaire où se déroule depuis vendredi une free-party géante près de Bourges, sans incident majeur malgré les craintes des autorités, qui ont déployé un important dispositif de sécurisation visité par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

Le ministre est arrivé sur place en fin de matinée pour visiter le dispositif déployé pour encadrer ce rassemblement, qui comprend quelque 600 gendarmes répartis sur 14 points de contrôle. À la mi-journée, il affirme que "tous ceux qui sortent de ce Teknival seront verbalisés" et promet une enquête pour retrouver les organisateurs.

Selon le bilan de la préfecture dimanche matin, 54 personnes ont été prises en charge par les services de secours depuis le début de l'événement. Les contrôles avaient donné lieu à 250 verbalisations pour rassemblement illégal et 75 verbalisations pour détention de stupéfiants.

  • Une free party organisée dans le Cher, le 3 mai 2026

    Crédits : Gendarmerie nationale

  • Une free party organisée dans le Cher, le 3 mai 2026

    Crédits : Gendarmerie nationale

  • Une free party organisée dans le Cher, le 3 mai 2026

    Crédits : Gendarmerie nationale

  • Une free party organisée dans le Cher, le 3 mai 2026

    Crédits : Gendarmerie nationale

  • Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez sur les lieux de la free party vers Bourges, le 3 mai 2026.

    Crédits : Sophie Neumayer / RTL

La préfecture du Cher alerte depuis le début de l'événement sur le danger lié à la présence de munitions non explosées dans certaines zones de ce terrain de la direction générale de l'armement (DGA), utilisé depuis plus d'un siècle. Samedi soir, les forces de l'ordre et des démineurs de la DGA sont intervenus après la découverte d'un obus "en bordure du site du Teknival", selon la préfecture.

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Selon Tekno Anti Rep, les organisateurs ont délibérément choisi ce terrain militaire proche de Bourges, ville natale du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, pour protester contre la politique répressive de l'État à l'égard des free parties et une proposition de loi très restrictive en cours d'examen au Parlement. "Cette revendication ne fera que renforcer la détermination du gouvernement à mieux réprimer ce type d'organisation sauvage que nos concitoyens ne comprennent pas", a rétorqué le ministre.

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