2 min de lecture Crise économique

Venezuela : avec des prix en hausse de 365% par jour, le pays s'enlise dans la détresse

Les chiffres officiels de la Banque Centrale du Venezuela révèlent l'envers de la pénurie qui ravage le pays d'Amérique du Sud, où un œuf coûte désormais l'équivalent d'un plein d'essence.

Christian Menanteau Eco Menanteau Christian Menanteau iTunes RSS
>
Venezuela : avec des prix en hausse de 365% par jour, le pays s'enlise dans la détresse Crédit Image : Marvin RECINOS / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Christian Menanteau
Christian Menanteau édité par Joanna Wadel

La situation humanitaire précaire du Venezuela s'aggrave, selon les chiffres officiels. À ce stade de dégradation, le vocabulaire économique et social n’a plus de correspondance. On a déjà tout dit de l’absence de médicaments, de lait infantile, nourriture de base et même de papier toilette. 

Mais on a désormais l’assurance officielle que même au marché noir, le minimum vital est inaccessible pour la majorité de la population : les prix se sont envolés selon la Banque Centrale du Venezuela (BCV), proche du pouvoir en place, de 130.000% en 2018 c’est-à-dire de 365% par jour en moyenne. À Caracas, un œuf coûte le prix d’un plein d’essence. Lorsqu'il y en a. Car la pénurie de carburant est fréquente, et celle des œufs encore plus. 

L'embargo décrété par Donald Trump n’arrange pas la situation. Ces mesures sont souvent tenues pour responsables de la situation par les défenseurs du Chavisme et de l’actuel président Nicolas Maduro. Mais les données de la BCV tempèrent cette explication.

L'offre de pétrole vénézuélien divisée par 3 en 10 ans

Les exportations de pétrole qui représentent 96% des revenus du pays sont passées de 86 à 29 milliards de dollars entre 2013 et 2018 alors que les prix du brut ont flambé dès 2016. Cette descente aux enfers s’explique plutôt par la main mise par un clan militaro-affairiste sur les gisements de pétrole, l’absence d’investissement et de maintenance des outils de production. En 10 ans, l’offre de pétrole vénézuélien a été divisée par trois.

À lire aussi
Un entretien chez Pole Emploi (illustration) emploi
Pôle emploi : comment éviter d'être radié

La paupérisation est déjà le quotidien de millions de vénézuéliens. Ce pays, qui fut longtemps le plus riche d’Amérique du Sud et  possède les plus importantes réserves de pétrole de la planète, contingente l’essence, vit dans le noir au gré des pannes d'électricité, a perdu la moitié de son personnel médical et importe de l’étranger de moins en moins en lait, d’huile, de farine. 

Un "exode" de la population locale supérieur à celui des Syriens

La BCV révèle l’ampleur des pénuries : les importations ont chuté de 58 à 14 milliards l’an dernier. La situation humanitaire est à ce point effroyable que l’ONU chiffre à 5 millions, 16% de la population, le nombre de vénézuéliens qui auront fuis le pays en 5 ans. Un exode d’une ampleur supérieur à celui des réfugiés syriens.

Les Plus

Le français Lactalis devient le nouveau géant du parmesan après le rachat d’un champion italien.

Hausse de 5% des emplois dans les activités "vertes" : agriculture bio et énergies renouvelables.

La note

14/20 au Syndicat du Transport du Pas-de-Calais qui va mettre en service dès juillet la 1° ligne de bus 100% hydrogène.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Crise économique Venezuela Nicolas Maduro
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants