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Boursorama, B for Bank... : comment les banques en ligne tentent de s'imposer

Boursorama a atteint les 2 millions de clients en France, ce qui en fait la première banque en ligne du pays. Et pourtant, elle n'est toujours pas rentable...

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Boursorama, B for Bank... : comment les banques en ligne tentent de s'imposer sur le marché Crédit Image : LOIC VENANCE / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Leia Hoarau

Pour une banque 100% digitale, 2 millions de clients, c'est beaucoup. Boursorama a multiplié par 4 le nombre de ses clients depuis 2013. Mais il faut relativiser : il y a 11 banques 100% digitales en France, mais seulement 3 d'entre elles ont réussi à dépasser le million de clients. Boursorama atteint les 2 millions au bout de 15 ans d'existence et il faut comparer ça avec sa maison-mère, la Société Générale, qui totalise 7,5 millions de clients particuliers en France.

Il n'empêche, il y a un phénomène intéressant autour de ce marché des banques digitales : plus vous avez d'acteurs et plus le marché grossit... "L'arrivée de nouveaux acteurs qui se digitalisent à travers des offres, ça crédibilise le secteur, ça le fait grandir, et ça le rend, pour les Français, plus accessible", constate le directeur général de Boursorama, Benoit Grisoni.

Qu'est-ce qui séduit les clients ?

Le prix d'abord. Vous avez moins de frais que dans les banques traditionnelles parce que la plupart de ces acteurs n'ont pas d'agences bien sûr donc moins de frais fixes. Selon une étude de Panorabank, les clients des banques digitales économisent entre 150 et 200 euros par an.

Ces banques en ligne ont aussi, pour la plupart, une bonne vieille banque traditionnelle à la papa derrière : Boursorama appartient à Société Générale, B For Bank a été lancée par le Crédit Agricole, Nikel et Hello Bank sont des filiales de BNP Paribas.

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Ce qui permet à ces grosses structures d'aller chercher des clients plus jeunes. Et ça permet à ces petites banques nouvelle génération d'offrir (à moins cher) de plus en plus de prêts immobiliers, assurances-vies ou épargnes.

Enfin, pas assez cher, ça se discute. Car aller chercher ces clients pour les attirer vers des banques digitales, ça coûte très cher. Même en étant leader, et même après 15 ans de présence sur le marché des banques en ligne, Boursorama n'est toujours pas rentable et continue à perdre de l'argent.

Pourquoi ces banques ne sont-elles pas rentables ?

Et bien parce que ce sont souvent encore des banques d'appoint. En moyenne, il n'y a que 150 euros d'argent sur les comptes des banques en ligne. C'est plus chez Boursorama, mais ça reste une exception. Une banque, c'est une affaire de confiance et parfois les clients hésitent à aller vers des banques qui n'ont pas d'histoire.

Ensuite, il y a beaucoup de zapping chez ceux qui vont vers ces banques-là. Orange Bank, par exemple, qui s'est lancée il y a deux ans, n'a séduit que 250.000 personnes, avec 5 à 10% de fermetures au bout de quelques mois, et 30 à 40% de clients réellement actifs.

En fait, on voit bien que ce marché (comme celui de beaucoup de start-up) est dans une course de vitesse pour grossir vite et avoir le plus de clients possible. Et ensuite, dans quelques années, toutes ces banques vont se concentrer. Et il ne restera plus que les filiales des banques traditionnelles : la revanche à venir des banques à papa.

Le plus

Jay Powell cède face à Donald Trump. Le patron de la Réserve Fédéral a cédé aux Twitts vengeurs du Président qui lui intime l'ordre de baisser ses taux directeurs. Il l'a fait hier : -0,25 point. Trump veut de l'argent pas cher pour soutenir l'économie, à 1 an de la présidentielle.

La note du jour

10/20 à Emilie Cariou et Benjamin Dirx. Ces 2 députés veulent raboter le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile (aide soignant, jardinier, femme de ménage). 1/3 de ce crédit (1,3 milliard) va aux 10% de ménages aisés qui gagnent plus de 4.500 euros par mois. Attention, dit la fédération de particuliers employeurs : tout durcissement fiscal se traduit par un basculement d'emplois légaux vers des emplois au noir.

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