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Automobile : "La crise accélère certaines mutations", affirme Flavien Neuvy

INVITÉ RTL - Espace ou Scenic vont bientôt disparaître des catalogues de Renault. Selon Flavien Neuvy, directeur de l'observatoire Cetelem de l'automobile, l'industrie amorce un nouveau virage avec la crise du coronavirus.

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Automobile : "La crise accélère certaines mutations", affirme Flavien Neuvy Crédit Image : JOEL SAGET / AFP | Crédit Média : Isabelle Choquet | Durée : | Date : La page de l'émission
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Isabelle Choquet édité par Charles Deluermoz

Renault fait le grand ménage. Des modèles au passé glorieux vont disparaître. Une décision qui était prévisible selon Flavien Neuvy, le directeur de l'observatoire Cetelem de l'automobile. "La tendance est la même chez tous les constructeurs, explique-t-il. Ils essayent de réduire leur gamme parce qu'il faut bien comprendre que, plus un constructeur a une gamme large, avec beaucoup de modèles différents, plus cela lui coûte cher."

"Même s'ils partagent aujourd'hui beaucoup de pièces entre les véhicules, poursuit Flavien Neuvy, la tendance est effectivement à réduire les gammes. C'est vrai que la crise du Covid va toucher l'industrie automobile de plein fouet (...) On attend une baisse de 20 à 30% des ventes on niveau mondial." Ainsi, le directeur de l'observatoire Cetelem considère que cela "pousse les constructeurs à accélérer certaines décisions. C'est vrai que les monospaces sont en perte de vitesse depuis plusieurs années maintenant et ils font effectivement les frais de ces arbitrages."

"Il faut mettre en parallèle la montée en puissance des crossover et des SUV qui représentaient 39% des immatriculations en France en 2019 (...) au détriment des monospaces, détaille encore Flavien Neuvy. C'est vrai que l'automobile est aussi soumise à des phénomènes de mode. Les automobilistes se détournent du modèle qu'ils ont adoré par le passé." 

La transisition vers les voitures électriques

Concernant la transition vers les voitures électriques, la vraie question selon lui, c'est "de savoir si les automobilistes vont vouloir en acheter". "Pour l'instant les ventes restent assez faibles, même si elles progressent, explique-t-il. C'est vrai que l'avenir des sites industriels français repose aussi en partie sur la possibilité de fabriquer beaucoup de voitures électriques."

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Mais là encore, il y a beaucoup d'interrogations, insiste Flavien Neuvy : "L'industrie automobile est à un virage et cette crise accélère certaines mutations. C'est un moment absolument charnière pour les constructeurs français mais aussi pour tous les constructeurs automobiles dans le monde."

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