2 min de lecture Sida

Sida : plus de tests VIH effectués, mais moins de découvertes de séropositivité

L'augmentation du dépistage pour le VIH s'est accompagnée d'une diminution du nombre de découvertes de séropositivité en France, selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de Santé publique France.

Test de dépistage du VIH utilisé par Médecins du Monde en Guyane (illustration)
Test de dépistage du VIH utilisé par Médecins du Monde en Guyane (illustration) Crédit : JODY AMIET / AFP
signature paul turban
Paul Turban et AFP

C'est une très bonne nouvelle pour la lutte contre le sida, même si elle reste à relativiser. Le dépistage du VIH, le virus du sida, a été plus pratiqué en France alors que le nombre de patients découverts séropositifs est en baisse, note Santé publique France dans son dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire.

En 2018, 5,80 millions de tests ont été réalisés dans les laboratoires d'analyses. Un nombre de tests en augmentation régulière depuis 2013 (+ 11 %), alors que le taux de positivité (1,9/1.000 sérologies) a diminué de 13 %. Pour autant, "le  recours au dépistage du VIH reste très insuffisant en France métropolitaine", lit-on dans ce BEH dédié au sida.

Près de 6.200 personnes ont découvert leur séropositivité l'an dernier, soit une baisse de 7 % par rapport à 2017. Plus de la moitié d'entre elles n’avaient jamais été testées auparavant (près du tiers des homosexuels/HSH et la moitié des hétérosexuels).

Un tiers des découvertes au stade avancé

"La diminution du nombre de découvertes de séropositivité, couplée à une augmentation de l'activité de dépistage, peut refléter une diminution du nombre de personnes infectées non diagnostiquées et/ou une diminution de l'incidence (nouveaux cas, ndlr) depuis plusieurs années", notent Françoise Cazein et ses collègues de Santé publique France.

À lire aussi
Caroline Dublanche présente "Parlons-Nous" sur RTL de 22h30 à 1h30 Parlons-nous
Désir d'enfant et ambivalence

Néanmoins, le nombre de personnes diagnostiquées à un stade avancé de l'infection montre que le dépistage doit encore progresser, selon eux. Un quart de ces découvertes étaient précoces et 29 % à un stade avancé de l'infection, des proportions stables sur les trois dernières années.

Une tendance européenne

La baisse de nouveaux diagnostic VIH relevée en France au niveau national est également observée dans d'autres pays européens depuis plusieurs années (Autriche, Belgique, Finlande Allemagne, Grèce, pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni).  

"L'approche combinée, incluant "Test and Treat" et la PrEP, traitement préventif pour le VIH avant un rapport sexuel, est la stratégie du succès", souligne Valérie Delpech (Public Health England, Londres) dans l'éditorial du BEH. La PrEP est notamment pris par des homosexuels, parmi lesquels le recours répété au dépistage est en hausse.

Un dépistage insuffisant

Pour sa part, l'enquête du Baromètre Santé 2016 auprès de près de 15.000 personnes âgées de 18-75 ans vivant en métropole, montre la divergence entre les opinions sur le dépistage et ce que font réellement les gens. Neuf répondants sur dix estiment que toute personne devrait être testée pour le VIH au moins une fois dans sa vie. Mais plus de la moitié des hommes et près d'un tiers des femmes n’ont jamais réalisé de test.


Cette absence de dépistage au cours de la vie était plus fréquente chez les 55-75 ans (63 % sans différence entre hommes et femmes) et les 18-24 ans (52 % chez les hommes et 38 % chez les femmes).

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Sida VIH Maladie
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants