2 min de lecture International

Sida : le premier homme guéri du VIH est mort d’un cancer

Atteint d’une leucémie, Timothy Ray Brown, ou "le patient de Berlin", est décédé mardi à l'âge de 54 ans. Il était le premier homme à guérir du VIH en 2008.

Timothy Ray Brown, le 24 juillet 2012 à Washington.
Timothy Ray Brown, le 24 juillet 2012 à Washington. Crédit : BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien Journaliste

S’il était resté "à l’abri du VIH", Timothy Ray Brown est décédé d'un cancer, mardi 29 septembre, à l’âge de 54 ans, a indiqué mercredi la Société internationale sur le sida (IAS). Comme le précise Ouest-France, cet américain "avait écrit une page de l’histoire médicale du VIH" : il avait été le premier patient guéri du virus en 2008

"Timothy ne meurt pas du VIH, que les choses soient claires", a indiqué mardi son compagnon Tim Hoeffgen sur le blog du militant et auteur Mark King. Ces six derniers mois, "le patient de Berlin" vivait "une récidive de la leucémie", diagnostiquée en 2006. Près de dix ans plus tôt, l’homme avait contracté le VIH en 1995 alors qu’il vivait à Berlin. 

Il s'était vu administrer une greffe de cellules souches d’un donneur. Ce dernier avait une mutation génétique rare "lui conférant une résistance naturelle au VIH". Deux greffes et plusieurs opérations "lourdes et dangereuses" ont été nécessaires. Une véritable réussite puisqu’en 2008, Timothy Ray Brown était guéri des deux maladies. 

Un seul autre cas de rémission

Dans une première annonce de sa guérison, l'homme avait gardé l’anonymat, avant d’accepter de s’exprimer publiquement dès 2010. "Je suis la preuve vivante qu’il peut y avoir une guérison du sida", avait-il déclaré en 2012. "C'est magnifique d’être guéri du VIH", se réjouissait-il. 

À lire aussi
Keith Raniere dans un entretien pour NBC News justice
Keith Raniere, le gourou américain de NXIVM, condamné à 120 ans de prison

Un seul autre cas de guérison a été annoncé depuis. Grâce au même traitement, Adam Castillejo, "le patient de Londres", avait annoncé s’être remis de cette maladie mortelle en mars 2019. 

Une méthode qui n'est pas "généralisable"

Toutefois, il convient de noter que cette méthode n’est pas "généralisable", en raison des risques particulièrement élevés, détaille le journal 20 minutes. De fait, il faut au préalable "supprimer le système immunitaire du receveur par chimiothérapie, afin de le 'remplacer' par celui du donneur". 

Par ailleurs, les traitements antirétroviraux proposés actuellement aux personnes infectées par le VIH sont efficaces et contrôlent l’infection : ils leur permettent de vivre une vie quasi normale et de bénéficier d’une espérance de vie semblable aux séronégatifs. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
International VIH Sida
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants