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Octobre rose : quel est l'impact de la Covid-19 sur le cancer du sein ?

VU DANS LA PRESSE - Avec l'épidémie de Covid-19, le nombre de dépistages conte le cancer du sein a subitement baissé. En conséquence, la mortalité liée à cette maladie pourrait augmenter.

Des tumeurs coupables d'un cancer du sein
Des tumeurs coupables d'un cancer du sein Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Nicolas Barreiro

Cette année encore, l'association Ruban Rose organise la campagne d'information et de lutte contre le cancer du sein baptisée "octobre rose". Leur 27e campagne, qui débute ce jeudi 1er octobre, se déroulera en pleine crise épidémique.

En effet, le coronavirus se trouve au centre de l'attention depuis de nombreux mois, quitte à faire de l'ombre à d'autres maladies. Cette mise en avant pourrait provoquer des conséquences en cascade sur le traitement du cancer du sein selon le HuffPost, c'est-à-dire son dépistage, son diagnostic et sa prise en charge.

Dans un communiqué partagé en septembre, l'association RoseUp s'inquiète de ces conséquences de la pandémie. "Cette année, l’épidémie de Covid-19 découragera de nombreuses Françaises de réaliser leur examen de mammographie, jugé secondaire. Les cancérologues s’alarment : les tumeurs non détectées à temps provoqueront des milliers de décès supplémentaires".

Aucune certitude

Même si les cancérologues sont en droit de s'inquiéter, leurs inquiétudes ne sont pas fondées pour le moment. Interrogé par le HuffPost, le chef de département adjoint d’oncologie médicale de l’Institut Curie, Paul Cottu, rassure, "rien ne permet d’étayer l’hypothèse selon laquelle la Covid-19 aura un impact sur le cancer du sein. Oui, quelques patientes ont peut-être décalé des rendez-vous, mais à quelques rares exceptions, elles ont compris que le cancer était quelque chose de grave et sont suivies", conclut-il.

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Certains spécialistes restent vigilants et craignent que la baisse des dépistages liés à la crise sanitaire n'ait des effets dévastateurs à l'avenir. "Il y a des risques d’aggravation de la maladie si on ne distingue pas des cancers à un stade précoce. Si on passe d’un cancer du sein sans atteinte des ganglions diagnostiqués en février, à un diagnostic quatre mois plus tard, il peut être métastatique, donc plus compliqué à être soigné", prévient Anthony Gonçalves, oncologue à l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) de Marseille, joint par La Provence.

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